Conakry : lancement d’un projet d’assainissement en eau potable en faveur de trois préfectures de la Forêt

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Le ministre de l’Assainissement et de l’Hydraulique, Papa Koly Kourouma, a procédé le mardi  17 septembre au lancement d’un atelier consacré à un projet d’approvisionnement en eau potable et assainissement à N’Zérekoré, Yomou et Lola, trois préfectures de la Guinée-Forestière. Des cadres du département de l’Assainissement et de l’Hydraulique, le représentant de la Banque Islamique de Développement, le gouverneur de la région de N’Zérekoré, les préfets des trois préfectures, des maires des trois préfectures…prennent part à cet atelier de deux jours.

« J’engage le SNAP (Service National d’Aménagement des Points d’Eau ) – l’unité de gestion du projet – et les bénéficiaires à travailler dans l’esprit de la formulation des termes du projet en vue de garantir les engagements de partage de responsabilité, gage d’une eau de qualité, en quantité suffisante, accessible à tous… », a dit mardi, aux participants, le ministre Papa Koly Kourouma.

D’un coût estimé à 15 600 000 euros, ce projet vise la réalisation de  455 forages équipés de pompe à motricité humaine, la construction de 20 systèmes simplifiés d’adduction d’eau potable, la construction de 1 000 latrines familiales et 425 latrines publiques. Le tout, au profit de 438 172 personnes dont plus de  50% de femmes.

Le projet pourrait ainsi participer à améliorer le taux de desserte en eau potable des préfectures concernées, à réduire la prévalence des maladies d’origine hydrique et amener les bénéficiaires à un changement de comportements, grâce à des actions d’animation et de sensibilisation. «  Ce projet contribuera à l’amélioration des conditions de vie de nos braves populations en milieu rural et péri-urbain… Vous conviendrez avec moi que l’accès à l’eau potable allège beaucoup la tâche des femmes », a apprécié Karinkan Doumbouya, directeur du SNAP (Service National d’Aménagement des Points d’Eau).

La Banque Islamique de Développement intervient dans ce projet pour à peu près 13 600 000 euros. Abdallah Sow, le représentant de la BID, a indiqué que son institution n’a pas hésité à intervenir dans ce projet parce que «  l’eau c’est la source de vie ». « Et comme vous le savez, les besoins sont énormes dans nos pays. Le taux de couverture d’accès à l’eau potable est très bas. Et puis il y a l’objectif de développement durable qui vise l’accès à potable pour tous en 2035. Il était donc important pour nous d’apporter une assistance au gouvernement guinéen », a-t-il poursuivi.

À signaler que le projet devrait être exécuté sur une période de 48 mois. Le présent atelier devrait permettre aux participants, notamment l’équipe du projet, de se familiariser avec les procédures de la BID, notamment les procédures de passation des marchés. Ce qui permettra de procéder très rapidement au recrutement des entreprises et les bureaux d’études pour lancer les travaux.