Conakry : l’armée rend un ultime hommage au colonel tué dans l’attaque de Samoreya

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A la morgue de l’hôpital Ignace Deen, dans la matinée de ce vendredi 30 octobre, l’armée a rendu un dernier hommage au colonel Mamady Condé et son fils adoptif sergent Mamadi Demba Condé, tous tués le 16 octobre dernier lors de l’attaque contre le camp militaire de Samoryah.

Initialement prévue au BQG du camp Samory, c’est à la morgue de l’hôpital Ignace Deen que la cérémonie funèbre a finalement eue lieu, en présence du ministre de la Défense Mohamed Diané.

Lisant l’oraison funèbre, le commandant Sekou Oumar Barry, l’officier chargé des ressources humaines du BQG, a présenté feu colonel Mamady Condé – jusque-là commandant du bataillon spécial des commandos en attentes de Samoreya – comme un militaire de devoir et de grand courage. « Né le 15 octobre 1968 à Kissidougou, fils de feu Sekou Condé et de feu Nanfadima Kourouma, il a été  incorporé au sein des forces armées guinéennes le 1er  janvier 1990 et depuis cette date, il a suivi plusieurs formations militaires en Guinée et à l’étranger… », a-t-il indiqué. « Il nous quitte  après avoir effectué 30 ans, 9 mois et 15 jours de service sous le drapeau laissant derrière  lui 4 femmes et 9 enfants », a ajouté l’officier chargé des ressources humaines du BQG.

Le feu sergent Mamadi Demba  Condé, lui, fût incorporé au sein
de l’effectif des forces armées en 2011. En 2018, il fut sélectionné au sein des forces spéciales à l’issue d’un test. « Le  vendredi 16 octobre  2020, le sergent Mamadi Damba Condé lors d’une mission  d’interception des assaillants qui ont ôté la vie au commandant du bataillon spécial des commandos en attentes,  aux environs de 11h à  Bondôkhôri dans la préfecture de Dubréka lors de l’accrochage,  le brave soldat pris une balle de 12,7 mm et il succombe quelques minutes après », a témoigné l’adjudant Mory Hawa Camara  du groupement des forces spéciales sur la mort du sergent. L’adjudant Camara s’est souvenu « un soldat discipliné, disponible,  combatif, aguerri…»

 Le sergent Mamadi Damba  Condé part laissant derrière lui une veuve et deux enfants.