Conakry – Marché d’Enco5 : A peine installé, le muret « agressé » par les citoyens

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Afin d’empêcher les vendeuses d’occuper la rue, des murets ont été installés un peu partout à Conakry pour séparer le marché de la route. Cela vise aussi à sécuriser ces marchands, des femmes pour la plupart.

Au marché d’Enco5, le long du muret est jonché d’ordures. Non seulement ces immondices que les femmes jettent sur la chaussée empêchent la fluidité de la circulation, la calcination des ordures dégrade la route et le muret.

Le directeur national de l’entretien routier, Sâa Yolandé Camara, s’est rendu ce samedi 4 mai sur les lieux afin d’échanger avec le commissaire de la police de la place et l’administration du marché sur cette situation.

Ce samedi était consacré à l’assainissement de la ville, mais l’opération a été annulée un peu tard la nuit du vendredi. Néanmoins, des jeunes de Koloma et de Hamdallaye sont sortis assainir dans leurs quartiers.

Réunis en groupe d’étudiants et d’élèves, les jeunes ont d’abord assaini leur secteur, N’Dantaari, avant de s’occuper des immondices se trouvant sur l’autoroute Leprince au niveau du marché Koloma.

 « Nous sommes sortis pour assainir notre quartier. Nous continuerons jusqu’à là où les moyens vont nous permettre d’aller. Nous avons choisi notre secteur, parce que d’abord il faut assainir chez soi. Nous avons assaini certains endroits dans le quartier, et aujourd’hui nous assainissons la grande route », a expliqué Amadou Barry, étudiant à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Selon lui, ils font ce travail à partir des cotisations afin de se trouver des outils de balayage. Ils arrivent des fois à avoir de bonnes volontés qui leur prêtent des brouettes ou autres outils.

Au rond-point de Hamdallaye, des jeunes filles et de garçons, des femmes un peu plus âgés, enlèvent les ordures des caniveaux. « Nous sommes venus faire des actes de citoyenneté pour contribuer à l’assainissement de notre ville. Cela fait partie de nos objectifs », soutient Abdoul Aziz Diallo, avant de faire savoir qu’ils ont fait appel à la mairie de Ratoma pour mettre à leur disposition des poubelles où mettre les ordures qu’ils ont sorties des caniveaux.