Conakry : présentation de deux documents pour mobiliser le budget et qualifier les dépenses

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Relativement à l’article 19 du décret D/213 du 15 janvier 2013 portant Règlement général sur la Gestion budgétaire et la Comptabilité publique instaurant l’utilisation du Plan d’engagement comme outil de régulation budgétaire, il a été procédé ce mercredi 13 février 2019 à la présentation de deux outils de mobilisation du budget et de qualification des dépenses, à Conakry.

Il s’agit de la Lettre circulaire relative à l’exécution du budget 2019 et du Plan d’engagement au respect duquel le ministre du Budget accorde tout le crédit. Ce, conformément à la volonté du président de la République et aux instructions du Premier ministre dans  l’exécution du budget de cette année.

La rencontre a réuni autour du ministre Ismaël Dioubaté, l’ensemble du pool financier, notamment les DAAF, les Contrôleurs financiers, les Chefs comptables, les personnes responsables de passation des marchés à qui, il a été étalé, les attentes du ministère dans l’exécution du budget 2019.

Plantant le décor, la cheffe de Cabinet du ministère du Budget, Hadja Nagnouma Faro s’est félicitée des « réformes »  engagées ces dernières années par rapport à l’exécution du budget et mises en œuvre pour qualifier la dépense publique et faire en sorte qu’il y ait des résultats. Pour la croissance doit désormais se faire ressentir au niveau de la population.

A ce niveau, le ministre du Budget a indiqué que l’inflation est à 1 chiffre depuis à peine 4 à 5 ans. « Et je crois que ça se ressent au niveau du panier de la ménagère. Parce que vous allez constater qu’avant, on avait un certain yoyo au niveau du prix des denrées de première nécessité. Mais vous constatez que le riz, l’huile, toutes ces denrées de première nécessité sont contenues en matière d’évolution des prix », a-t-il fait mention.

« Nous voulons un budget dynamique, un budget qui traduit la volonté politique et économique du président de la République, un budget dont la dynamique doit s’orienter à l’atteinte des objectifs de réduction de la pauvreté et surtout outiller le pool financier au maniement des instruments budgétaires », a poursuivi Ismaël Dioubaté.

La Lettre circulaire présentée explique les conditions d’exécution qu’adoptent chaque année les élus du peuple. Tandis que le Plan d’engagement se veut un outil qui sert à effectuer la régulation budgétaire qui, elle-même, reste un instrument permettant de garder le vote du budget à l’équilibre.

Pour sa part, le directeur national du Budget veut s’investir dans le renforcement permanent des capacités  des Directeurs financiers en vue de meilleurs résultats dans leur travail.

« Le ministre du Budget a donné des instructions fermes. Il faudrait que tous les acteurs se mettent à l’œuvre. Nous allons pousser, en tant que Direction de tutelle des DAAF qui sont les principaux conseillers des ordonnateurs  à mettre en application les instructions de Monsieur le ministre. Et, conformément à la réglementation. Parce que s’ils n’ont pas une bonne maitrise des Politiques publiques sectorielles, il va s’en dire qu’ils vont passer à côté de la stratégie du Plan d’engagement. Et nous, notre objectif, c’est de continuer à procéder à des renforcements des capacités de ces DAAF pour une meilleure compréhension et leur éviter les sanctions qui planent sur leurs têtes comme vous l’avez entendu tout à l’heure », a déclaré Abraham Richard Kamano.

« Vous avez vu tout récemment, le président de la République nous a fait l’honneur d’ouvrir au niveau de la Direction nationale des Impôts le NIF permanent. Toute chose qui va dans le sens de la sécurisation de ces ressources. Et le Plan d’engagement contribue à qualifier les dépenses après la mobilisation et la sécurisation. C’est pour cela que le ministre a jugé utile que les différents acteurs au niveau sectoriel et central se mettent ensemble pour lever les zones d’ombre et faciliter une meilleure appréhension par rapport à ce mécanisme qui consiste à faire un rappel sur les conditions d’exécution du budget et les mécanismes qui permettent de qualifier les dépenses tout en mobilisant les recettes », a-t-il conclu.