Conakry : les rideaux tombent sur la 2ème édition des journées de l’OMVS

mars 11, 2019 5:28

L’OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal) a célébré en Guinée ce lundi 11 mars son 47ème anniversaire de sa création. C’est le Palais du peuple de Conakry qui a servi de cadre à cette fête commémorative, a-t-on constaté sur place.

Dans son discours de bienvenue, Moundjour Cherif, Chef de cabinet du gouvernorat de la ville de Conakry, a témoigné que  ces journées festives de l’OMVS à Conakry galvanise plus d’un guinéen pour non seulement un soutien indéfectible à l’évènement mais aussi et surtout, pour la pérennisation de ses atouts pour le bonheur de tous.

Dans le même sillage, le président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS  et également ministre guinéen de l’Energie et de l’Hydraulique,  Dr. Cheick Taliby Sylla, a rappelé que cette célébration de la deuxième édition des journées de l’OMVS à Conakry  est un réel motif de satisfaction pour le peuple de Guinée.

«Nous avons constaté que l’OMVS reste fidèle à sa mission parce qu’elle est fidèle à la volonté des Etats membres. L’OMVS est une illustration de la lucidité de ses fondateurs et elle a prouvé son efficacité pour atteindre des résultats remarquables. Depuis le lancement du PGIRE (Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau), de nombreux emplois ont été créés, les conditions de vie des populations du bassin ont été améliorées. L’OMVS est une réussite remarquable alors que certains avaient déclaré à priori qu’une coopération forte entre les pays en développement était impossible à réaliser et qu’elle se solderait par un échec», a-t-il expliqué.

Prenant la parole, le Haut-commissaire de l’OMVS, Hamed Diane Séméga a rappelé que les pères fondateurs de l’OMVS ont fait le pari de la solidarité pour contrer dans l’urgence les effets dévastateurs de la sécheresse des années 60-70. «Au-delà, ils ont fait le pari de construire un nouveau modèle de développement centré sur la gestion commune du fleuve Sénégal dont le socle est une solidarité agissante et dynamique, afin de conjurer la menace des conflits liés à l’eau, qui sont légion dans le monde», a-t-il fait savoir.

Selon M. Semega, les chefs d’Etat qui ont succédé aux pères fondateurs se sont toujours inscrits dans la continuité et persévéré dans le respect et la promotion de ce principe de solidarité, principe fondamental qui scelle le destin des quatre pays autour du fleuve Sénégal.

«Aujourd’hui, les présidents Alpha Condé de la Guinée, Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie et Macky Sall du Sénégal qui est également président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OMVS, apportent à leur tour en permanence une protection bienveillante et une impulsion sociale à l’OMVS», a-t-il laissé comprendre.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr. Niakoye Lamah qui représentait le Premier ministre à cette cérémonie, a  fait savoir que  le retour de la Guinée dans l’OMVS en mars 2006 est aujourd’hui largement justifié au regard des résultats issus de la mise en œuvre des projets régionaux dont le plus important reste celui du PGIRE.

«C’était programme de développement multisectoriel qui a pour objectif ultime de renforcement, de l’intégration régionale des quatre pays riverains du fleuve et l’amélioration des conditions de vie des populations. La première phase de ce programme s’est déroulée de 2007 à 2013 et le second en cours, couvre la période 2014-2021 avec un financement de la Banque Mondiale et le Royaume des Pays-Bas», a-t-il mentionné.

D’après le ministre Lamah, la mise en œuvre de cette première phase du PGIRE a abouti à des réalisations prépondérantes dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de la lutte contre les maladies hydriques dans les zones intervention du projet.

Pour terminer, Dr. Niankoye Lamah a annoncé que la seconde phase du programme de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages Multiples du bassin du fleuve Sénégal (PGIRE 2), qui se déroule depuis 2014, est multisectoriel, multi acteurs et à vocation régionale.