Condamnation des journalistes de Nostalgie Fm :  réaction du président de la HAC

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Le Tribunal de première instance de Kaloum a condamné trois journalistes de la radio Nostalgie (Sidi Diallo, Thierno Maadjou Bah et Ibrahima Lincoln Soumah ). Ces journalistes étaient poursuivis depuis 2018 par la directrice d’une école privée de la place pour diffamation.

Face à cette condamnation sur la base du code pénal, Boubacar Yacine Diallo président de la HAC (Haute Autorité de la Communication) a mis son passage ce jeudi à Espace FM pour donner son avis entant que président de la HAC sur cette décision de justice.

 « C’est la réaction du président de la HAC, il faut que cela soit clair. J’ai appris que des journalistes ont été condamnés sur la base du code pénal, pour un chef d’accusation de diffamation par voie de presse. Je n’ai pas vocation de pré-citer les décisions de justice ni même de les commenter. Je voudrais simplement rappeler que lorsqu’il y a diffamation par voie de presse, c’est la loi sur la liberté de la presse qui s’applique et je pense que nul ne devrait aller au-delà de cette loi.

Je voudrais dire que le législateur a saisi des dispositions en matière de jugement de délit ou de crime par voie de presse. Lorsque c’est une diffamation faite sur une radio, la loi sur la presse est l’une sur laquelle on devrait juger. Sauf s’il y a des cas exceptionnels. Si ce n’est pas le cas et que c’est une diffamation sur la base d’une plainte, le juge a été saisi et il a condamné, mais à mon avis, il ne devrait pas condamner sur la base du code pénal mais, sur la loi sur la liberté de presse. Maintenant, il y a d’autres dispositions contenues sur la cyber sécurité, lorsque ce sont des cas de figure, cette loi s’appliquera ! Mais le code pénal, lui, s’applique à tous les citoyens pour les délits prévus et punis. Donc, je n’ai pas envie de commenter beaucoup… Je sais que le ministre de la Justice est très attaché à l’application sur la loi sur la liberté de la presse et aussi sur la loi sur la cyber sécurité. En tant qu’instance de régulation, si ces cas s’étaient avérés, des juges jugeaient en dehors de la loi sur la liberté de la presse concernant des délits de presse, nous ne pourrions attirer l’attention du ministre de la Justice et même ses procureurs plus souvent comme on le dit ‘’les gardiens de ces poursuites’’. Mais, je fais confiance à la Justice. Il y a eu déjà des précédents où des juges ont été intransigeants en appliquant la loi sur la liberté de la presse même quand parfois ils étaient sous influence. Je pense que ces bons exemples vont inspirer tout le monde. Je fais confiance à la Justice. »

Faut-il par ailleurs, rappeler que ces trois journalistes de Nostalgie ont été condamnés hier mercredi à 2 mois de prison avec sursis et au payement de 500.000 fg d’amende, chacun.

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