Conduite automobile : rouler en mode économique 

0
831

Les spécialistes nous apprennent qu’«une voiture bien entretenue consomme et pollue moins ». En voulant faire de petites économies sur l’entretien de son véhicule, les prétextes ne manquent pas au propriétaire pingre ou négligent : « ce n’est pas grave », « je n’ai rien ces jours-ci, ça marche pas» ou, «vous-là, vous m’embêtez beaucoup, vous pensez que je fabrique l’argent ? Tous les jours, panne, panne. Mon véhicule-là est en bon état. Vous voulez simplement me faire dépenser.» Mais, quelques instants après, il se ravise. Estimant s’être montré un peu discourtois envers celui qui a attiré son attention sur l’entretien à faire ou la panne à réparer, il s’apaise et lance : « bon, d’accord,  si ça peut attendre, à mon retour de voyage, on verra après»…etc.

Mais, notez bien que s’il lui est loisible et facile de réagir ainsi, par contre, au final, il n’en tire aucun avantage. Ces excuses et arguments fallacieux qu’il utilise pour s’auto-convaincre et esquiver les dépenses et le temps à consacrer pour l’entretien du véhicule ne lui apporteront que soucis et problèmes et, pour finir, des dépenses plus grandes.

Pour qu’un véhicule consomme moins, un état mécanique irréprochable est indispensable. Veillez à avoir des pneumatiques en bon état, pensez à la vidange, aux bougies ou injecteurs, au changement de filtres : à air,  huile, essence ou gasoil… Soyez à son écoute, pour réagir toujours à temps et éviter que les ennuis s’accumulent.

« Sur un  parcours de 100.000km, avec une consommation de 10 litres aux 100 (nous prenons la moyenne la plus élevée), la quantité totale de carburant consommé sera de 10.000 litres. Une bonne connaissance et une pratique assidue de la conduite économique peut faire économiser facilement 20 pour cent de cette consommation, soit 2000 litres.»

 A 9000 francs le litre, cela nous donne 18 000 000 GNF que nous épargnons.

Et lorsque nous partons du même principe des 20 % que la conduite économique permet d’engranger en termes de consommation et des 10 l aux 100 de consommation moyenne, sur un parcours annuel de 20.000 km qu’effectue un conducteur ordinaire utilisant sa voiture pour ses besoins utilitaires, l’épargne sera de 4000 litres, si notre énoncé est correct et nos calculs exacts. Ce qui nous donne 36 000 000 de nos francs, au prix de 9000 fg le litre.

Nous avons voulu nous limiter aux généralités pour faire plus simple dans la narration. Du coup, cela nous évite d’entrer dans les considérations de consommation urbaine comparée à celle de la rase campagne, au regard de la vitesse pratiquée et des rapports utilisés, dans chacun des cas.

Sauf omission de notre part, les montants obtenus paraissent astronomiques. Il n’y a pas à douter que cela fait bondir aussitôt sur la calculette. Eh, oui ! L’automobile nous coûte cher, vraiment très cher, surtout quand nous rajoutons à sa mauvaise utilisation, un mauvais entretien. Un usager nous a même affirmé que les charges que nous impose une automobile mal entretenue sont comparables à celles de toute une famille, autre que celle du propriétaire.

Il n’est pas sûr que tous les propriétaires de véhicules soient au courant. Tellement ils sont nombreux, ceux qui adorent rouler sans souci d’économie aucun, dans notre pays. On les voit qui conduisent sans arrêt, parfois inutilement, pour simplement jouer les ‘’m’as-tu-vu’’ dans leur voiture, longtemps défraîchie. Ils s’inventent des programmes aléatoires, sans cesse renouvelés, juste pour se retrouver toujours au volant. C’est comme s’ils n’avaient pas de domicile et habitaient dans leur véhicule. Leurs lieux de prédilection sont les routes les plus surchargées, les voiries primaires, où ils sont sûrs d’être régulièrement dans l’embouteillage et forcément reconnus par les passants qu’ils saluent volontiers, avec ostentation. Cela les comble de joie et ils sont heureux d’être ainsi identifiés comme conducteurs, par le maximum de personnes.

Conséquences de cette addiction maladive qui fait d’eux ‘’les esclaves’’ de leur engin: plein de dettes pour le carburant et les réparations. Mais tant pis ! Ils n’en ont cure. Pourvu qu’ils circulent dans une caisse à Conakry. Comme les autres. Sans blague ! N’est-ce-pas que véhicule égale véhicule? Ils ont le leur et c’est tant mieux pour eux et dommage pour les aigris !

Tout chauffeur sensé raisonne autrement. Le souci d’économie et de protection de l’environnement l’oblige à adopter des comportements conséquents. Il pratique une conduite apaisée, « sans à-coups », ainsi que des contrôles et entretiens réguliers sur son véhicule, convaincu que ce sont des ingrédients qui permettent de rouler sans regrets et sans larmes versées à la fin. Pour cela, il sait entre autres, faire les contrôles d’usage le  matin avant de démarrer, rouler à vitesse moyenne et constante; anticiper les ralentissements et les comportements des autres usagers ; décélérer doucement ; vérifier la pression des pneumatiques ; éviter de tourner le moteur longtemps à l’arrêt ; utiliser la climatisation avec parcimonie en ville ; voyager léger en n’emportant que l’indispensable ; démonter le porte-bagages sur le toit quand il n’est pas utilisé…La liste est longue, mais, oh, combien utile!

Ce sont, pour tout dire, autant de méthodes pour rouler ‘’propre’’ (sans polluer) et avec économie (moins de soucis, du côté de la poche).

Essayons donc la même chose pour gagner, tous ensemble!