Coopération: ce que la Guinée et l’UE ont posé en matière de Décentralisation et de déconcentration ces 4 dernières années

septembre 14, 2018 11:12
0

Depuis 2014, la Guinée reçoit l’assistance technique et financière de l’Union Européenne (UE) à  travers son programme d’Appui Sectoriel dédié à la décentralisation et à la déconcentration (PASDD) en vue de mettre en œuvre une politique de Décentralisation et de la déconcentration en Guinée. Cette coopération qui prendra fin en novembre de cette année, portait une enveloppe de dix millions d’euros.

Ce jeudi 13 septembre, les bénéficiaires du projet notamment le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et celui de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration,   n’ont guère tari d’éloges à l’endroit dudit projet. Les appuis du programme s’inscrivent dans le cadre de l’accompagnement des  efforts du gouvernement en matière de consolidation de l’Etat de droit, de la gouvernance, de la promotion des principes démocratiques, et de la protection des droits humains et en particulier dans la consolidation du processus de décentralisation et de déconcentration.

 Selon la chef de la section gouvernance de l’Union Européenne en Guinée, ce programme est la continuité d’un autre axé sur les acquis et la consolidation de la décentralisation et à la déconcentration qui a permis à l’Etat guinéen, a-t-elle rappelé, d’avoir une lettre nationale de politique de la modernisation et le développement local.

«L’union Européenne avec ses Etats membres est le premier bailleur d’aide au développement qui contribue à hauteur 400 millions d’euros de manière significative pour la réalisation du PNDS (Plan National Economique et Social). C’est pourquoi d’ailleurs, le PASDD accompagne la mise en place du plan d’action de la lettre de la politique nationale de décentralisation et  développement local sur plusieurs aspects et ainsi que la promotion de la démocratie locale», a-t-elle expliqué.

Prenant la parole, le coordinateur du PREMA (Programme la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration), Amara Camara a affirmé qu’ils ont été  confrontés aux enjeux mais aussi à des défis qui sont, entre autres,  «le pilotage de la politique publique notamment l’assainissement, la circulation routière, l’autosuffisance alimentaire, la sécurité des personnes et des biens   de façon transversale entre les différents départements ministériels et celle verticale entre les administrations centrale, territoriale et les services déconcentrés des collectivités locales…».

Dans son intervention,  le représentant du ministère de l’Administration du Territoire, et de la Décentralisation, Aly Badra Condé a rappelé que le programme d’appui à la consolidation de la décentralisation a permis à son institution de faire l’état des lieux de la décentralisation en terme de transfert des compétences, de ressources financières dans les collectivités, de qualification des ressources humaines, la fonctionnalité des organes et en termes institutionnel.

Pour sa part, le Directeur national de l’état civil, Ibrahima Kaba a fait savoir que la Guinée est dans une situation précaire, difficile et délicat au niveau de son état civil et qu’il était sous la pression des faussaires. «Grâce à l’Union Européenne, le but sera atteint…», a-t-il espéré.