Coopération Guinée – UE : réactions croisées de Dr Djéné Kéita, Josep Coll et Mamady Touré

janvier 31, 2019 2:10

Co-présidée par le Premier ministre, Kassory Fofana et le chef de la délégation de l’Union Européenne (UE) en Guinée, la réunion portant sur le point 8 de l’Accord de Cotonou s’est tenue au Petit Palais, lieu qui abrite la primature guinéenne. Au sortir de cette réunion entre le gouvernement guinéen et les diplomates de l’UE, les ministres de la Coopération internationale et de l’Intégration Africaine, Djéné Kéita, des Affaires Etrangères, Mamady Touré et le chef de la Délégation de l’UE ont réagi. Décryptage !

Dr Djéné Kéita : « Nous venons sous la présidence de M. le Premier ministre  de sortir de la réunion Union Européenne – Guinée pour discuter du cadre de notre coopération politique, économique et sociale. Je crois que la conclusion est très satisfaisante. Tous les partenaires sont heureux de cette discussion franche et ouverte. Et surtout, ces dernières années, de voir combien les ressources que l’Union européenne met à la disposition  de notre pays ont augmenté. En 2008, nous étions à moins de 100 millions d’euros. Après 2011, nous sommes à près de 600 millions  d’euros à la disposition de la Guinée. Et cela est un grand réconfort pour les populations guinéennes. Les discussions nous ont permis de voir les résultats atteints  dans les différents secteurs pour tout ce qui est gouvernance démocratique et transparence mais aussi pour tout ce qui est infrastructure,  et développement social inclusif ».

Mamady Touré : «  Je pense que comme la ministre (Djené Kéita, ndlr) l’a dit tout à l’heure, on a eu des échanges fructueux, très intéressants. Cela a été une opportunité pour nous en tout cas en ce qui concerne la migration de faire valoir les acquis et aussi de montrer les défis qui sont là que nous devons essayer de surmonter ensemble. On a insisté sur ce qui concerne les migrants retournés, on n’a toujours pas une politique solide pour leur réinsertion. Ça, c’est un premier défi. Le deuxième défi comme le représentant de l’UE vient de le dire, nous essayons de contrôler la migration irrégulière. Je pense qu’une des mesures qui peut nous aider  à contrôler cela, c’est essayer de faciliter la migration régulière à travers l’obtention de la levée des restrictions de plus en plus sévères  pour l’obtention des visas. Je pense que la partie européenne a bien noté cela. Donc, nous allons continuer ces efforts dans ce sens. »

Josep Coll, chef de la Délégation de l’UE : « J’ai eu l’occasion de dire que l’une des préoccupations majeures  pour les électeurs en Europe à part les questions du terrorisme et de l’emploi, à part les effets néfastes avec les changements climatiques, c’est aussi la question de la migration irrégulière. C’est l’un des sujets que nous avions mis à l’ordre du jour qui a été effectivement évoqué aujourd’hui (30 janvier). Mais je peux vous dire que demain (jeudi 31 janvier 2019), nous aurons une réunion au ministère des Affaires Etrangères dans un cadre légèrement différent parce que c’est centré sur l’évaluation  de notre coopération Guinée – UE dans ce domaine. L’objectif est d’essayer de contrer  les départs illégaux, clandestins. En parallèle, nous essayons d’améliorer  les départs légaux, les échanges universitaire, médical, scientifique, le business. Mais entretemps, il faut aussi s’attaquer aux causes profondes  de la migration que ce soit dans la région africaine où nous nous trouvons ou que cela soit l’Europe »