Coopération : La Guinée, éternelle assistée !

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Avec de nombreux édifices de souveraineté offerts par des partenaires, la Guinée vivrait-elle de l’aumône ? C’est l’interrogation d’un journaliste à laquelle la ministre de la Coopération et de l’Intégration africaine a été emmenée à  répondre, lors de sa conférence de presse de ce vendredi. Ceci en référence aux édifices de souveraineté offerts à la Guinée. Notamment le palais Sèkhoutouréya (siège de la Présidence de la République), le stade de Nongo et le siège de la Radiodiffusion télévision guinéenne (Rtg).

En réaction, la ministre Diènè Keita a d’emblée jugé de la « pertinence » de la question et indiqué que celle-ci vaut vraiment la peine d’être posée.

« Mais la Guinée ne vit pas de l’aumône », a-t-elle placé, tout en rappelant l’existence de la solidarité entre les personnes, les États et les organisations basée sur des accords très stratégiques pour que le développement soit harmonieux sur le continent.

« Si vous vous plaignez de ne pas tout avoir et en même temps, vous traitez d’aumônes les biens que nous recevons, on a un problème de développement déjà », a fait noter la ministre de la Coopération qui était face à la presse ce vendredi 24 janvier 2020.

Poursuivant, la conférencière a indiqué que les ressources dont a besoin la Guinée pour le développement de son État restent énormes.

« Ce qu’ils (les partenaires, ndlr) nous donnent est très important, mais ce n’est qu’une goutte d’eau pour ce que le niveau de développement représente effectivement. Et je suis reconnaissante de tous ces partenaires techniques et financiers qui nous font des dons. Parce si on ne devait avoir que des prêts et préparer l’avenir de nos enfants, on aurait un problème très sérieux », a mentionné dans ses propos, Mme Diènè Keita.

      « Et vous me donnez l’opportunité justement de dire un des points du Pr Alpha Condé que je n’ai pas signalés ici. Le Professeur s’est arrangé à ne pas trop endetter notre pays, afin que les générations futures puissent ne pas avoir trop à rembourser et afin que nous soyons crédibles sur le marché international.
(…). Je vous demande d’être tous des dignes représentants du ministère de la Coopération, quel que soit votre corps, de devenir des diplomates économiques, capables de reconnaître cet appui qu’on fait à notre pays. Car, pour que nous devenions émergents, cela dépend de chacun de nous », a-t-elle conclu, après avoir rappelé que ce que font les partenaires est une aide, mais pas de l’aumône.