Coupe de la CAF : les joueurs de Wakiriya abandonnés à eux-mêmes à Ouaga

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En partance pour Ouagadougou où ils doivent croiser ce 27 novembre le fer avec Salitas, les joueurs de Wakriya de Boké, le club qui représente la Guinée à la coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF), ont longtemps poireauté à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan le samedi dernier avant de pouvoir rallier la capitale burkinabè le lendemain matin aux environs de 11 heures.

Ce calvaire avait pourtant bien commencé à Conakry où les joueurs ont été confrontés à des incertitudes qui planaient sur leur départ à Conakry. Alors qu’ils étaient convoqués à 13h 30, les joueurs, en raison d’un monstrueux embouteillage, sont finalement arrivés aux environs de 15 heures.

« Nos formalités ont été remplies en catimini et dans la précipitation. Arrivés à l’aéroport d’Abidjan, nous avions dormi sur les carreaux comme des Sans abri. Il n’y avait ni logement ni nourriture pour les joueurs. C’était vraiment difficile pour nous », a témoigné le coach Guillaume Soumah, visiblement déçu.

Comment en est-on arrivé à tout ce calvaire ?

Le trajet Conackry-Ouaga n’était  pas sur les billets. Mais plutôt Conakry-Abidjan. Il a fallu attendre le lendemain matin pour avoir le message de confirmation des billets Abidjan-Ouagadougou.

Ce n’est qu’aux environs de 10 heures 30mn dans la journée du dimanche 25 novembre que l’équipe s’est envolée d’Abidjan pour atterrir  à Ouaga à 11h 40mn. Les joueurs sont logés deux par chambres et mangent grâce au président du club, Dr Minkaelou Sampou.

Aux dernières nouvelles, le président de la Fédération Guinéenne de Football, Mamadou Antonio Souaré se serait impliqué afin de faciliter la prise en charge de la nourriture.

Quant au ministère des Sports, son apport se serait limité à l’octroi des billets.

C’est avec un moral en totalement berne que les joueurs livreront leur match ce mardi 27 novembre au stade de 4 août de Ouagadougou, au Burkina Faso à partir de 18heures TU.

Cette situation ternit sans doute l’image de la Guinée et amène de nombreux observateurs à s’interroger sur le rôle régalien de l’Etat quant à la prise en charge effective de ses clubs locaux qui sont engagés dans des campagnes africaines.

Amadou Camara depuis Ouagadougou pour Guineenews©