Cour Constitutionnelle : échec à la brigade criminelle

septembre 28, 2018 8:20
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On a entendu des juristes intéressés défendre ce qui s’est passé à la basse-cour constitutionnelle comme irrévocable, ces juristes se sont employés à faire comprendre aux profanes que ce sont des saints qui rendent des arrêts intouchables, que personne n’a plus un mot à dire une fois qu’ils ont pris une décision.  Seulement, certains des membres de cette basse-cour constitutionnelle n’ont pas l’âge requis, mais aussi et surtout, ils n’ont pas le niveau exigé.

Auparavant, on croyait que ce sont des personnes du deuxième âge et intellectuels rompus au métier de magistrat qui sont admis à la Cour Suprême ou à la Cour Constitutionnelle, que nenni, la nouvelle Guinée de démocratie fait l’inverse. Par népotisme ou par clientélisme politique, l’on a choisi et désigné des pions complètement étrangers aux lignes de conduite de la Cour Constitutionnelle pour veiller et pour corriger des anomalies hautement politiques. Loin de se contenter d’occuper des postes indus, ils ont voulu organiser une magouille pour destituer le président de l’institution qu’ils ont élu pour s’empêtrer les pieds dans leur propre corde. Echec à la brigade criminelle, le coup a foiré.

Les commanditaires de cette magouille ou ceux qui avaient fait confiance au talent de ces piètres conseillers de la Cour Constitutionnelle doivent se sentir fiers des pions qu’ils ont placés pour miter l’institution. Certains ont honte pour le pays.

 Voilà comment la Guinée, qui s’apprête à fêter ses 60 ans dans quelques jours, montre qu’à cet âge, elle n’a pas atteint l’âge de la maturité et de la raison…