Couvre-feu à Bignamou/Yomou : Les citoyens se plaignent des agissements des forces de sécurité

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Les citoyens de la sous-préfecture de Bignamou se plaignent des forces de sécurité pendant les heures de patrouille.

Aujourd’hui, ils sont nombreux, les.citoyens, à  se plaindre des agissements des forces de.l’ordre. Ils reprochent aux agents des forces de sécurité des arrestations arbitraires et d’extorsion des fonds aux citoyens.

Au lieu de rassurer, le couvre-feu instauré par le gouvernement guinéen dans le but de prévenir la propagation du coronavirus, continue de creuser le fossé entre les citoyens et les forces de sécurité.

A Bignamou, une sous préfecture située à 63 km de la préfecture de Yomou,  les , citoyens accusent les agents des forces de l’ordre de sortir pour la patrouille entre 19 heures et 20 heures. Selon nos informations, les agents arrêtent les citoyens dans leurs domiciles respectifs avant de les mettre en garde en vue pour être sanctionnés par une amende de 150 mille le lendemain, rapportent plusieurs citoyens dont entre autres Monèmou Pépé, Ouo François, Goumou Yakparo et Mohamed Sacko, tous citoyens de Bignamou.

Joints au téléphone le commissaire de la police frontalière et le commandant de Bignamou ont rejeté à bloc ces accusations portées contre eux par les citoyens.

Selon eux, les agents des forces de l’ordre  ne font que respectet la décision gouvernementale. Au contraire, se défendent-ils,  ce sont les citoyens qui ne respectent pas les mesures préventives.

D’ailleurs, disent-ils, une mission mixte composée de la police, de la gendarmerie et de la garde forestière à été mise en place pour contrecarrer la pandémie. Enfin, ils nient toute patrouille avant les heures indiquées.