Covid-19 : le GOHA réclame la baisse du prix de carburant à la pompe

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Chérif Abdallah, président du groupe organisé des hommages d’affaires (GOHA) lors de la manif du FNDC mardi 26 novembre 2019. Mady Bangoura/Guinéenews.

L’opérateur économique et membre du FNDC,  Mohamed Chérif Abdallah estime que le gouvernement ne devrait pas continuer à maintenir le prix de carburant à la pompe à 9 000 francs guinéens « alors que le prix du baril à l’international chute ».

« Avec le COVID-19 couplé au Ramadan, le Guinéen souffre énormément aujourd’hui. Pendant ce temps, le gouvernement refuse catégoriquement de baisser le prix du carburant. Sans raison justifiée, le gouvernement a une fois dit qu’il ne va pas diminuer le prix du carburant. Et il ne l’a effectivement pas fait. Or, on peut ramener le prix du carburant à 5000 ou 4500 francs guinéens », a critiqué le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires du pays. « Il faut alors faire quelque chose… ça ne peut pas continuer comme ça. Il faut que les Guinéens réclament une baisse du prix de carburant », a-t-il lancé.

Comparant les mesures de ripostes prises au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Guinée, Chérif Abdallah croit que le gouvernement guinéen a abandonné son peuple. « Dans les autres pays, les gouvernements ont fait des efforts pour donner suffisamment de la nourriture aux populations. Le moins qu’on pouvait faire en Guinée, c’était de diminuer le prix du carburant à la pompe. Cela aurait suffisamment soulagé les populations », estime-t-il. « Je me demande ce qu’ils attendent pour le faire. Parce que ce ne sont pas les discours que le peuple attend d’eux », a-t-il poursuivi.

Le 31 mars dernier, le gouvernement a procédé a un réajustement des prix des produits pétrolier à la pompe en faisant passer le prix du litre d’essence de 10 000 à 9 000 francs guinéens. Ce qui était insuffisant aux yeux de beaucoup de Guinéens. Pour faire face à l’épidémie, le gouvernement a aussi adopté un plan de riposte à 3 milliards de francs guinéens qui prend en compte la gratuité de l’eau, de l’électricité, du transport public…. Durant une période de trois mois. Mais, au vu de la rareté des de ces denrées et du nombre très limité des bus de transport public, beaucoup préfèrent plutôt une baisse du prix du carburant à la pompe.