Covid-19 : Sansy Kaba Diakité plaide pour un plan de sauvetage pour le livre

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Depuis son apparition en Guinée au mois de mars dernier, le Coronavirus éprouve la quasitotalité des secteurs de la vie de notre nation. Et ce n’est pas le secteur de la Culture, à travers le livre, qui échappe à ce coup dur. D’où la nécessité d’un plan de sauvetage pour le livre guinéen.

« C’est pourquoi nous sollicitons du gouvernement, dans le cadre de la riposte nationale, de passer des commandes publiques auprès des éditeurs et de l’ensemble des libraires de Guinée », formule le directeur général de l’Harmattan-Guinée.

Rappelant quelques dates importantes pour prouver la durabilité de son projet, Sansy Kaba Diakité indique qu’en 2006, les éditions l’Harmattan-Guinée ont été créés, suivies peu après l’initiation – en 2008 -, de l’espace de promotion « Les 72 heures du livre ».

« En 2017, Conakry a été Capitale mondiale du livre. En 2020 là, nous sommes en train de créer des collections et des presses universitaires. En 2022, avec le soutien du ministère en charge de la Culture, nous allons officiellement lancer la Biennale africaine du livre à Conakry. Ce qui nous amènera, en 2023, à la création de l’école des métiers du livre. En 2025, nous allons installer l’école de traduction des livres dans les langues locales de la Guinée, mais aussi dans les langues africaines. En 2030, Conakry sera la capitale africaine du livre » étale-t-il en guise d’ambition.

Fort de plus de 650 titres parus, soit soixante livres par année de production environ, de près de 500 auteurs, de dix collections, de douze éditions des 72 heures du livre et d’environ 2 millions de livres distribués, l’Harmattan-Guinée souhaiterait que le gouvernement appuie son projet pour doter les auteurs, les libraires et l’ensemble des acteurs de l’industrie du livre, d’une imprimerie numérique.

« Cela nous permettra de faire de l’édition et de l’impression à la demande de plus de 2000 livres comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire », évalue Sansy Kaba Diakité.