Coyah: des hommes de médias à l’école de la communication sur les risques en période d’urgence sanitaire

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Une trentaine de journalistes et des chargés de communication des départements de la défense et de de la sécurité suivent depuis ce mercredi 28 août 2019 à Coyah, une formation axée sur la communication en temps de crise d’urgence sanitaire.

Organisée par l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS) en partenariat avec l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), cet atelier de trois jours a pour objectif de renforcer la capacité des hommes de médias et des communicants, sur la communication de risques en cas d’urgence de santé publique.

D’entrée, l’assistant en communication de l’OIM Guy Coumbassa, a souligné que cette formation entre dans le projet PREPLINE qui, lui, est la conséquence de la maladie à virus Ebola.

« Suite à la survenue de la maladie liée au virus Ebola, on s’est rendu compte qu’on n’était pas prêts tant sur le plan de la riposte que celui de la communication et également sur le plan sanitaire. Et malheureusement, la maladie à virus Ebola a fait environ 2500 morts. C’est pourquoi on a décidé de tirer les leçons en renforçant la communication dans les départements concernés en matière de riposte et d’équipement », a indiqué Guy Coumbassa.

Il est, en outre, revenu sur le rôle important que jouent les journalistes en période de crise sanitaire. « Vous avez un rôle essentiel à jouer notamment à travers la gestion des rumeurs parce qu’il est de votre devoir aussi de bien gérer les rumeurs et de transmettre la bonne information pour ne pas semer la panique au sein de la communauté », a-t-il souligné.

Représentant le directeur général de l’ANSS, le chef de département communication et mobilisation sociale de l’Agence, Sory 2 Kéira a, de son côté, rappelé tout d’abord les erreurs de communication qui ont été enregistrées lors de la survenue de l’épidémie à virus Ebola.  D’où la nécessité pour les uns et les autres de s’approprier davantage des notions et concepts liés à la gestion des épidémies et autres événements de santé publics, a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : « les échanges qui vont marquer ces trois jours, visent à préparer les participants à comprendre la psychologie des urgences sanitaires, aider les chargés de communication, les services d’application de la loi et les journalistes, à comprendre les concepts clés de la surveillance et de la prise en charge des maladies à potentiel épidémique, et les orienter sur les procédures d’accès aux informations de qualité, en période d’urgence. »

A noter que la rencontre prend fin ce samedi par la remise des attestations à la trentaine de participants.