Criminalité : des services de sécurité et de défense dotés des moyens techniques et technologiques

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«Instinct d’Innover», c’est le thème d’un séminaire NECXON sur la science, la technologie  et l’innovation pour la République de Guinée qui s’est tenu ce mercredi 28 novembre à Conakry. Il s’agit entre autres de doter des services de sécurité et de défense d’un système d’identification automatique des empreintes digitales, de la lutte contre la cybercriminalité, de la reconnaissance faciale ainsi que la vidéo surveillance.

Dans son allocution de bienvenue,  le Directeur Associé d’UBORA-Consortium, un cabinet du droit guinéen, a rappelé qu’on n’a pas besoin d’être un génie de l’information pour comprendre l’enjeu du changement technologique. Pour lui,  tous les aspects de la vie humaine sont soumis à des nouvelles forces dont on n’a pas encore mesuré toutes les dimensions et tous les effets. «Si l’Afrique est en retard sur la révolution industrielle, elle doit se rabattre sur celle du numérique. Elle a la capacité et nos jeunes ont aussi du talent et de l’intelligence», a-t-il fait savoir.

L’Ambassadeur du Japon en Guinée, Hisanobu Hasama a témoigné dans son intervention que NECXON fait partie des plus grandes compagnies japonaises. Selon le diplomate Hasama, la Guinée a besoin des investissements étrangers et  à travers le NECXON, il n’y a pas de danger de venir en Guinée. «La sécurité des personnes et de leurs biens comptent beaucoup dans le monde d’investissement», a-t-il fait savoir.

Prenant la parole, Djenè Keita, ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine a fait comprendre qu’à travers cette opportunité que la compagnie NECXON offre à la Guinée, nos services de sécurité et défense apprendront des nouvelles technologies et leur permettront dans ce contexte si relatif et fragile de mieux prévenir sur les questions de sécurité, de terrorisme mais surtout, d’harmoniser les moyens pour que toutes ces inquiétudes soient prises en compte de la naissance à la pièce d’identité jusqu’à la détection faciale dans les aéroports.

«En Guinée, avec le NEC, nous allons rattraper le retard et être à la pointe de ces questions d’insécurité. Nous sommes entourés des pays qui ont connus des conflits, nous pourrons être à la hauteur de protéger nos citoyens mais également, être à la pointe dans la sous-région», a-t-elle expliqué. Avant d’annoncer que dans quelques mois, le chef de  l’Etat Alpha Condé se rendra à Tokyo (Japon) dans le cadre la Ticad.

Pour sa part, le Directeur Centrale de la Police Judiciaire, Abdoul Malick Koné a affirmé que ce projet est une période du gouvernement dans le cadre de la réforme des services de sécurité et de défense.  Etant les principaux bénéficiaires, M. Koné a rappelé que c’est une nouvelle production nationale de sécurité qui est en phase d’être réalisée

«Les forces  de sécurité en général et celle de la police en particulier ont besoin d’éléments de réponse numérique pour élucider les affaires judiciaires mises à leur niveau. La création des fichiers et la numérisation des empreintes digitales ainsi que la reconnaissance faciale faciliteront les recherches et nous aiderons à gagner un temps énorme et précieux dans la résolution des affaires pénales», a-t-il dit.

Pour l’officier Malick Koné, Il faut encourager l’innovation technologique pour être en phase avec les problématiques du moment qui sont entre autres, le terrorisme, la criminalité organisée, les infractions dans le cadre de la cybercriminalité et les infractions transrationnelles.

Le Contrôleur général de Police Mamoudou Kourouma, chef de cabinet  et représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, a fait savoir que ses différents services sont chargés conformément à la loi d’éclairer  les pouvoirs publics, de sensibiliser les populations sur les enjeux de sécurité et des menaces terroristes dans la sous-région d’un côté et de l’autre, constater les infractions, rechercher les auteurs, rassembler les preuves et les transmettre devant les autorités compétentes. «L’Identification numérique est de nos jours un facteur incontournable pour la réussite de nos différentes missions sécuritaires», a-t-il martelé.

Selon les organisateurs, ce projet salutaire va combler surement un grand vide dans le cadre  des enquêtes judiciaires au niveau des différents services de sécurité et de défense confrontés à des difficultés liées à l’inexistence des bases de données fiables en matière de l’Etat civil et d’un fichier informatisé d’indentification des citoyens.