Crise à la CENI : La lecture pessimiste de Bah Oury

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En marge de la réunion des leaders du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ce mercredi 18 décembre, Bah Oury, président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), s’est prononcé sur le retrait de 7 commissaires du la CENI, du processus électoral. Tout en saluant cette décision, Bah Oury dresse dans la foulée, un constat plutôt alarmant du processus électoral.

« Déjà, le retrait de ces sept commissaires prouve à suffisance que la Ceni est en crise. A partir du moment que la CENI, qui est constitutionnellement l’organe chargé d’organiser les élections, est en crise, ça pose problème à la viabilité du processus électoral qui est déjà engagé. Mais ce qui est plus important, c’est de revenir sur les raisons qui ont suscité cette crise. Un fichier assaini, un fichier complet, un fichier qui prend en compte l’écrasante majorité de la population en âge de pouvoir voter est indispensable pour avoir la stabilité et la paix. Et donc organiser une élection dans une dynamique au risque de plonger le pays dans le désastre, ce serait une lourde responsabilité de la part de la CENI et donc de tous les commissaires. Personnellement, je salue que ceux-là se retirent », a fait savoir l’ancien vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

Suite à la succession des crises, le président de l’UDD estime que tous les ingrédients sont réunis pour que le pays soit instable : « […] Donc la crise devient globale. On a la crise concernant la question  sur la Constitution, au niveau de la CENI, on a une crise qui est en train de s’ajouter avec la mise en force d’un fichier qui est moins disant que l’ancien. Donc toutes les conditions sont en train d’être réunies pour que le pays se retrouve dans une certaine instabilité. Et les gouvernants en assument l’entière responsabilité de ce qui pourrait subvenir avec ce cocktail de dynamites explosives qui risquent de mettre la paix en péril dans notre pays. »