Crise à l’université de Labé : enfin consensus pour le retour à la normale

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Plus d’une semaine après les violences ayant coûté la vie à un étudiant à l’université Hafia de Labé, un accord vient d’être trouvé à la crise. Les autorités universitaires et une délégation d’étudiants se sont mis d’accord sur cinq points sous la supervision d’une mission du ministère de l’Enseignement Supérieur, a appris Guinéenews.

Ainsi le mémorandum signé le mercredi 12 juin en présence de plusieurs délégués de la société civile locale de Labé, comporte essentiellement cinq points.

Selon Algassimou Lamine Diallo, le Vice-président de la Plateforme des citoyens unis pour le développement (PCUD), un point dudit accord qui exige à ce toute la lumière soit faite sur la mort de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé. Pour ce faire, il a été convenu à ce que des spécialistes soient engagés pour s’occuper du dossier et que les étudiants soient régulièrement informés de l’avancement du dossier.

Au titre du deuxième point il a été décidé ceci : « les étudiants s’engagent à renoncer au départ du Recteur. Considérant que la procédure d’enquête suit son cours et qu’à ce stade, rien ne l’incrimine formellement et qu’ils prennent aussi en compte que celui-ci est nommé par décret présidentiel et que sa destitution n’obéit qu’à la seule discrétion du chef de l’Etat. Ainsi, la délégation ministérielle a demandé à ce que le collectif ne fasse pas de ce point un préalable au retour au calme. »

Troisièmement il a été question du cas de destruction des biens.  « L’encadrement du campus doit payer les pertes authentifiées et prendre en charge les cas de blessures. Le collectif des étudiants est invité à présenter une liste détaillée de biens perdus en indiquant les références de leurs propriétaires. La délégation ministérielle engage les autorités de l’université à faire face au remboursement des dégâts authentifiés.  Quatrièmement, les deux parties ont également convenu qu’aucun règlement de compte ne sera toléré. Tout étudiant qui sera victime d’un abus de la part d’un quelconque responsable de l’université est invité à porter plainte auprès de la hiérarchie supérieure. Cinquièmement, il a été convenu de la mise en place d’un conseil d’étudiants et la mise à disposition de moyens pécuniaires pour son fonctionnement. Chose qui ne sera possible qu’à partir de l’année universitaire à venir. D’ici là, le groupe d’étudiants ayant participé aux négociations est considère comme étant seule collectif habilité à parler au nom des étudiants », a rapporté le vice-président de la PCUD de Labé.

Il faut rappeler que c’est pratiquement ce jeudi 13 juin que les cours ont effectivement repris à l’université de Labé.