Crise à l’USTG : les langues commencent à se délier sur les causes de cette déconfiture

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L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow traverse une crise sans précédent. En tout cas, ses deux principales fédérations notamment la Fédération Syndicale Autonome de la Téléphonie (FESATEL) et le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), aile Aboubacar Soumah, ont jeté l’éponge.

‘’Manque de transparence, de soutien au président de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) et la trahison sont, entre autres, raisons évoquées ce vendredi 12 juin au téléphone de Guinéenews par Abdoulaye Barry, le Secrétaire général de la FESATEL

 D’après lui, sa fédération a dû cesser toute activité au sein de l’USTG depuis le 28 avril 2020. Ce, en raison, dit-il, d’un manque de transparence du secrétaire général de l’USTG Aboulaye Sow dans la gestion de la centrale syndicale. « La centrale est dirigée et prise en otage par un groupuscule de la Fédération Syndicale Autonome des Banques Assurances et Microcrédit de Guinée (FESABAG). Quand je parle du manque de la transparence, il y a eu des décisions prises par le bureau exécutif national de l’UTSG que le secrétaire général Abdoulaye Sow n’a pas voulu exécuter. Pour nous, cela est une trahison et un manque de transparence. Par exemple, le bureau exécutif national de l’USTG avait pris la décision d’apporter son soutien au président de la PCUD Abdourahamane Sano quand il était en prison. Tout le monde sait que l’USTG est affiliée à la PCUD. Quand le président de la PCUD est inquiété, l’USTG doit se manifester. A l’époque, nous avons décidé de débrayer s’il n’est pas libéré. Entre-temps, le Secrétaire général de l’USTG n’a pas accepté l’exécution de cette décision. Autre chose, c’est par rapport à la nouvelle Constitution. En réunion du bureau exécutif de l’USTG, il a été décidé de s’opposer à certains points qui n’étaient pas en faveur des travailleurs. Qu’on parle de deuxième ou troisième mandat, cela ne nous concerne pas. C’est la bonne gouvernance qui est notre problème. S’il y a une loi qui concerne les travailleurs, il est important que l’USTG s’y prononce. Il y a beaucoup de points dans cette nouvelle Constitution qui ne protègent ni les syndicalistes encore moins les travailleurs. Cette décision n’a pas été appliquée par Abdoulaye Sow. Quand Aboulaye Sow était au Canada, il y a 11 centrales syndicales qui se sont réunies. Elles ont signé un préavis de grève pour soutenir le SLECG. Quand le secrétaire général de l’USTG est arrivé de son voyage, plus de deux semaines, il n’a rien fait. Il a profité aller voir le Premier ministre avec certains membres de la FESABAG au nom de l’USTG. Nous ignorons ce qu’ils se sont dit lors de la rencontre. M. Sow nous a dit qu’il a rencontré le PM et de surseoir à la grève. Pour nous, tout cela est une trahison. Parce que quand vous prenez des décisions, vous devez les exécuter.  On ne peut pas comprendre que le secrétaire général de l’USTG, moi qui suis son deuxième secrétaire général, qu’il se hasarde de prendre des gens de sa structure pour aller parler au nom de l’USTG sans moi. Pour le moment, la question de s’affilier à une autre centrale n’est pas à l’ordre du jour. Au moment venu, la FESATEL va se décider dans l’intérêt supérieur des travailleurs en général et pour ceux du secteur de la téléphonie en particulier. Je souhaite une réorganisation de la centrale USTG qui est malade. Il faut qu’il y ait une seule centrale l’USTG pour honorer la mémoire de son fondateur Dr. Ibrahima Fofana. Il s’agit d’une reprise du congrès de l’USTG pour mettre en place un véritable bureau qui va défendre les travailleurs…», a-t-il lancé.

Par ailleurs, interrogé par Guinéenews sur ces accusations, le Secrétaire général Abdoulaye Sow n’a guère voulu les commenter. Toutefois, il a promis de ‘’répondre coup par coup’’ lesdites accusations, la semaine prochaine.