Crise à l’USTG : risque de violences ce jeudi à Mamou

septembre 12, 2019 10:33

Le contrôle de la gare routière de la conserverie de Mamou risquerait de tourner mal ce jeudi 12 septembre. Les membres du bureau préfectoral de l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée) transport et mécanique générale de Abdoulaye Camara entendent reprendre le contrôle des lieux des mains du bureau de l’USTG de Abdoulaye Sow qui gère la gare routière suivant un contrat signé avec la mairie.

Le bureau USTG Abdoulaye Camara dirigé par Boubacar Keita dit Kibongué soutient que le mandat du bureau actuel a expiré. « Les chauffeurs ont émis un mémorandum dans lequel ils indiquent que le mandat du secrétaire général par intérim est achevé. Depuis 4 ans ils sollicitent une élection mais impossible. Les chauffeurs déplorent les exactions de l’intérimaire : les emprisonnements, les suspensions, empêcher les véhicules d’embarquer », souligne-t-il.

En réplique, Abdoulaye Bademba Diallo dit Badis le secrétaire général de la section préfectorale des transports et mécanique générale de l’USTG de Abdoulaye Sow précise : « Celui qui a fait ce mémorandum dont il est question n’est pas de l’USTG. Il est l’inspecteur régional du syndicat indépendant. Dans ce pays, il y a un malaise, le fait de politiser le syndicat. Moi je suis tranquille avec mes chauffeurs. Si un chauffeur ne respecte pas le réglement intérieur de notre bureau, il va être sanctionné. Je suis intérimaire et je relève de ma fédération qui en rapport du bureau exécutif de l’USTG organise une élection pour renouveler un bureau. »

Suite à la lettre circulaire faisant état à l’installation du nouveau bureau de l’USTG ce jeudi à la gare routière, les responsables de l’USTG de Abdoulaye Sow promettent de ne jamais de se laisser faire. Dans une déclaration lue à la radio Bolivar, une station locale, ils invitent les membres à la résistance. « Des réunions secrètes se tiennent à la résidence d’une des personnalités de premier plan de la ville. Réunions aux cours desquelles il est question de mettre en place des plans machiavéliques pour déloger une structure syndicale légale et légitime et faire entrer des politiciens à la recherche d’un objectif que tout le monde connait déjà. Quiconque qui vient nous trouver dans notre maison, qu’il sache qu’il a violé la loi », lancent-ils.