Crise de carburant: les syndicats entrent en négociations avec le gouvernement

juillet 5, 2018 12:31
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A l’appel du gouvernement mardi à l’ouverture des négociations, Mamadou Mansaré, Secrétaire général adjoint de la CNTG et Porte-parole de l’inter centrale USTG-CNTG, a employé des mots durs. Mais mercredi, M. Mansaré et ses camarades ont fini par entendre la voix de la raison en acceptant finalement de prendre part aux négociations.

A cette rencontre, l’inter-centrale syndicale USTG-CNTG est revenue sur les dispositions du protocole d’accord de février 2016. « On a dit de revenir sur le point  du protocole qui stipule que le prix du carburant est à  8000  mille francs guinéens. Et pour que le prix bouge de 8000 à X ou à moins X, il faut que les parties se concertent », a rappelé Mamadou Mansaré au cours de cette réunion.

Au sortir de cette première rencontre avec les syndicalistes, les représentants du gouvernement ont indiqué qu’ils se sont retrouvés avec leurs partenaires sociaux en vue de discuter des mesures d’accompagnement à prendre suite au réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe.

«Il reste entendu qu’à la suite du communiqué d’hier (le communiqué du gouvernement) et des courriers que nous avons adressés à l’ensemble des partenaires sociaux, nous nous sommes retrouvés ce matin pour ouvrir les discussions autour des mesures d’accompagnement. Les représentants syndicaux ont pris note des observations et des commentaires des membres du gouvernement, et ont demandé qu’on leur laisse rendre compte à leur base », a indiqué l’Inspecteur général du Travail Dr. Alya Camara.

Pour sa part, le ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, plus conciliant a déclaré ceci : « des Guinéens se sont retrouvés dans le respect de la forme du Comité tripartite (Patronat-syndicat-gouvernement). On a fait notre plaidoyer, et le syndicat a demandé qu’il reparte consulter la base. Nous sommes tous Guinéens, on a le sens du compromis et du dialogue, on trouvera alors la solution…»

Si le gouvernement et les syndicats se sont retrouvés, il faut toutefois noter que toutes les questions de fond n’ont pas encore été abordées. Le syndicat demande le retour du prix du carburant à 8 000 francs guinéens. Une revendication à laquelle se greffent  d’autres points de revendication dont la levée des barrages non-conventionnels et du point relatif à la protection sociale.