Crise de nerfs sur le front social: le syndicat ferme la porte des négociations et fait planer des menaces sur le trafic aérien

juillet 23, 2018 2:36
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Les syndicalistes de l’inter-centrale syndicale Cntg-ustg ont été violemment dispersés par les forces de l’ordre ce lundi 23 juillet lorsqu’ils tentaient de marcher en direction de l’Assemblée nationale afin d’interpeller les députés  sur une violation de leur droit.

Ayant essuyé le gaz lacrymogène, ces protestataires ont rebroussé chemin et sont revenus à la Bourse du Travail, sise à Boulbinet, dans la commune de Kaloum. Désormais plus engagés qu’hier, les syndicalistes, par la voix de leur secrétaire général adjoint, rappellent qu’il avait été dit qu’ils allaient lâcher le peuple au profit de certains privilèges. «Mais nous, nous ne lâcherons pas le peuple. C’est 8000 FG ou rien », rassure Mamadou Mansaré.

Cet après-midi, il était prévu une rencontre entre les syndicalistes et le Médiateur de la République. Aucune chance que celle-ci ait lieu. Puisque M. Mansaré indique qu’il n’y a plus de négociations possibles avec la répression.

«Nous étions venus dans l’intention de répondre à l’appel du Médiateur national qui nous avait convoqués à 15H. Mais comme ils ont préféré utiliser la force, nous estimons qu’il n’est plus question de négocier. Maintenant, nous allons nous retrouver. On va bloquer le service minimum partout. Même les avions ne vont plus décoller », a-t-il menacé.