Crise du Mali : ce que les chefs d’Etat de la Cedeao ont dit au colonel Goïta & Cie à Accra

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Le sommet extraordinaire de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui regroupait dans la capitale ghanéenne Accra, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’institution, s’est achevé tard dans la soirée de ce mardi 15 septembre sans aucune avancée majeure sur la crise malienne.

En dépit de la présence d’une délégation de la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir à Bamako depuis le 18 août, conduite par son chef, le colonel Assimi Goïta, et du plaidoyer mené en faveur de la charte de transition dont elle était porteuse, les dirigeants de la CEDEAO sont restés simplement intraitables sur leurs exigences face aux putschistes de Kati, nous rapporte ce soir un confrère malien du journal l’Essor.

Devant la presse, le président Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré a commenté le contenu des discussions qu’ils ont eues entre chefs d’Etats ainsi que les grandes décisions qui en sont sorties.

« Après de longs échanges qui nous ont permis de mieux comprendre la situation sociopolitique du pays, les présidents de la CEDEAO sont restés intransigeants sur la question de la présidence civile de la transition », a-t-il déclaré.

A en croire le président du Faso, ‘’les chefs de l’Etat ont prévu 12 mois et au plus tard 18 mois de transition. Et cela n’a fait l’objet d’aucun compromis avec la junte.’’

En outre, le locataire du Palais Kossyam a annoncé que ‘’le chef des négociations de la CEDEAO se rendra dès la semaine prochaine au Mali pour poursuivre les discussions sur les feuilles de route de la transition.’’

Par ailleurs, s’agissant du poste de Vice-président de la République proposé par la junte, les dirigeants de l’organisation ouest-africaine ont accepté le principe mais à condition que les attributions de celui-ci soient uniquement sur les questions de défense et de sécurité. Tout en insistant sur le fait que ‘’celui-ci ne devrait en aucun cas se substituer au président de la République même en cas de vacance de pouvoir’’.

Une dépêche de Bangaly Steve Touré pour Guinéenews