Crise politique en Guinée : la communauté internationale se dit « préoccupée »

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Depuis  le 14 octobre, des violences sont enregistrées à Conakry ainsi que dans certaines villes de l’intérieur du pays pour s’opposer au projet de nouvelle constitution. Un bilan provisoire du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) fait état de sept morts, de plusieurs blessés et de nombreuses arrestations.
Dans un communiqué rendu public ce 16 octobre 2019, les Missions en Guinée des Nations Unies, de la CEDEAO, de la Délégation de l’Union européenne, des Etats-Unis, de France, de Belgique, d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Un, ont fait part de leur préoccupation suite aux violences que le pays enregistre. Elles demandent le dialogue entre les différents acteurs et rappellent que le droit de manifester est un élément essentiel d’expression démocratique.
 Voici l’intégralité dudit communiqué
CONAKRY – 16 OCTOBRE 2019 – La crise politique que traverse la République de Guinée est source de préoccupations pour la communauté internationale. L’insuffisance de dialogue entre les différents acteurs politiques provoque une escalade de la tension avec des recours à la violence, susceptible de porter gravement atteinte aux acquis démocratiques. Nous appelons tous les acteurs à renouer le dialogue dans le cadre du comité de suivi.
La communauté internationale rappelle que le droit de manifester est un élément essentiel de l’expression démocratique, au même titre que la liberté de la presse. Il appartient aux différents acteurs de faire preuve de calme et de retenue en bannissant tout recours à la violence ou un usage disproportionné de la force. Il importe que les libertés fondamentales soient respectées et que le gouvernement guinéen veille à garantir le respect de l’Etat de droit.
La communauté internationale est convaincue que la seule voie vers la stabilité, la croissance et la démocratie réside dans l’esprit de collaboration et de consultation de toutes les parties prenantes afin de développer une Guinée pacifique et prospère. Il est ainsi indispensable d’organiser dans les délais légaux des élections, législatives et présidentielles, libres, crédibles et transparentes, dans le respect du cadre constitutif détenues de façon préventive serait de nature à aider à l’apaisement.