Crise politique: Le FNDC persiste sur le fait qu’Alpha Condé doit partir

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La déclaration du président Alpha Condé vendredi annonçant le report des élections législatives et référendaire n’a pas apaisé le climat politique fortement détérioré depuis un certain temps. Mais au contraire, elle a plutôt radicalisé les positions des opposants au référendum constitutionnel.

Ce samedi 29 février, lors de la réunion du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) à Kipé, certains opposants ont fait savoir que le report des élections n’est nullement une exigence du front. Eux, ils veulent le départ d’Alpha Condé.

Dans son intervention, le président du Bloc Libéral, le Dr Faya Millimouno, a déclaré qu’Alpha Condé ne peut pas assurer une quelconque élection transparente : « Je ne m’attendais pas à ce qu’Alpha soit chef d’Etat hier quand je l’ai entendu. Après s’être identifié à des grands hommes de ce monde : Mandela. Aujourd’hui, rien qu’à penser à cela, on est choqués. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’au FNDC, nous devons continuer, rien que pour son départ définitif parce que même l’ombre d’Alpha autour de Sékhoutouréya ne peut pas rassurer pour qu’il y ait une élection libre, transparence et crédible en Guinée», a-t-il tempêté.

Pour Jacques Gbonimy, l’héritier de Jean-Marie Doré à l’UPG, les élections ont été reportées parce que sur le terrain le matériel électoral a été détruit.

 « En annonçant ce report, Alpha Condé a voulu nous distraire. Ce n’est pas parce qu’il est allé de gaieté de cœur pour reporter les élections. C’est parce qu’il a constaté que la CENI n’était pas prête techniquement et que le matériel avait été détruit sur le terrain. Par manque de matériels, ces élections ne pouvaient pas se tenir ce 1er mars», a-t-il fait remarquer.

Quant à Etienne Soropogui du Mouvement « Nos valeurs communes », il soutient que le FNDC n’est pas concerné par ce report, car il n’en a jamais demandé.  « Nous n’avons jamais demandé de report des élections, qu’il s’agisse d’un report technique ou politique. Nous avons demandé le départ pur et simple d’Alpha Condé. »

L’ancien proche d’Alpha Condé, le Dr Ousmane Kaba, président du PADES, rappelle les deux revendications du FNDC: « La première revendication c’est l’abandon du projet de nouvelle constitution et du 3ème mandat. La 2ème, c’est organiser des élections inclusives et transparentes. Ce qui signifie un fichier assaini. Aucune des deux revendications n’a été satisfaite. Donc nous considérons que la déclaration du Chef de l’Etat n’apporte aucune solution au problème de la Guinée. »