Crise politique: l’opposition craint le glissement du calendrier des législatives

juin 25, 2018 9:13
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Des leaders de l’opposition dont le Vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, se sont retrouvés ce lundi 25 juin au QG de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) à Hamdallaye-CBG.

En l’absence d’Alhousseine Makanéra Kaké, c’est Boubacar Diallo qui a joué le rôle de porte-parole. Dans son intervention, celui-ci a salué « l’introduction de la loi sur la CENI à l’ordre du jour des débats au niveau de l’Assemblée nationale. C’est le lieu de féliciter nos députés. »

Parlant de la situation sociopolitique, M. Diallo a fait savoir qu’à date, rien n’a évolué sur l’application de l’accord politique du 12 octobre 2016 et le contentieux des élections communales du 4 février 2018.

« Au niveau de l’analyse de la situation sociopolitique, nous avons estimé que rien n’a évolué jusqu’à ce jour. Nous tirons les conséquences et nous allons passer à l’offensive », a-t-il indiqué.

Le non-règlement du contentieux électoral pourrait avoir des conséquences sur  le calendrier des élections législatives. Ces élections devraient normalement se tenir en fin d’année. Un retard que l’opposition n’est pas prête à accepter.

 « Si le pouvoir traine les pieds, nous risquons de glisser le calendrier des législatives. Et il sera inacceptable pour nous qu’un député, à l’expiration de son mandat, puisse voter des lois.  Cela n’est pas acceptable. Donc si le calendrier glisse à ce niveau, cela veut dire que tout le reste là va glisser et on risquera de tomber dans une situation inacceptable, une situation qu’on peut appeler comme une nouvelle transition. Et cela est très grave pour ce pays. On ne s’est pas battus tout ce temps pour en arriver-là », a prévenu Boubacar Diallo.

Les manifestations de rue pourraient intervenir dès le retour à Conakry de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition, murmure-t-on dans l’opposition républicaine.