Crise post-électorale: l’agenda de la mission conjointe CEDEAO-UA-ONU à Conakry

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On en sait un peu plus sur l’agenda de la mission conjointe CEDEAO-UA-ONU en séjour à Conakry depuis hier dimanche, en vue de désamorcer la crise post-électorale. Des sources diplomatiques jointes par guineenews à Conakry révèlent que  la mission a prévu  plusieurs rencontres tout le long de la journée de ce lundi 27 octobre.

Tout porte-à-croire qu’il s’agit d’une journée marathon. La mission sera reçue d’abord par le ministère des Affaires étrangères ce lundi dans la matinée. Ensuite, comme  lors de son récent séjour dans la capitale guinéenne, dans  son agenda, les diplomates en mission rencontreront les ministres de l’Administration du territoire et de la Sécurité.

Côté institutions, notre source a cité au moins la CENI et la Cour constitutionnelle.
Au plan politique, sauf changement de dernière minute, les diplomates en séjour dans la capitale guinéenne iront voir l’opposant Cellou Dalein Diallo, séquestré à son domicile depuis l’annonce qu’il a faite de sa propre victoire à la présidentielle, avant la commission électorale nationale indépendante (CENI).

Par ailleurs, la mission prévoit également une rencontre avec le groupe des ambassadeurs en poste à Conakry.

Au bout de la journée visiblement marathonienne, « le tout va se terminer par une conférence de presse à l’hôtel Kaloum » à 18 heures, confie notre source à Guineenews.

Pour rappel, la présidentielle du 18 octobre dernier, en dépit du calme observé globalement, pendant le vote, a pris des tournures de violence. En cause, les résultats publiés par la commission électorale nationale indépendante (CENI) donnant le candidat sortant vainqueur dès le premier tour sont contestés par son  principal challenger. Sur la base d’une compilation faite par son propre parti, Cellou Dalein Diallo s’était déclaré vainqueur dès le premier tour, et cela,  bien avant les  résultats partiels de l’organe de gestion des élections.

Depuis mardi, des violences meurtrières sont enregistrées à Conakry et à l’intérieur du pays, avec plus de 30 morts selon les autorités et une trentaine selon l’opposition. Des morts, mais aussi des dégâts matériels enregistrés entre des camps politiques rivaux, parfois mais aussi et surtout du fait des forces de défense et de sécurité, qui s’acharnent sur les opposants au régime, selon des sources concordantes