Crise sociale : le syndicat campe sur sa position et menace de durcir la grève si…

juillet 5, 2018 8:38
0

«A partir du lundi, ce sera une grève générale illimitée avec durcissement des positions»

Le bras de fer continue entre l’inter centrale syndicale CNTG-USTG et le Gouvernement suite à la hausse du prix du carburant à la pompe. «Il n’y a pas eu de négociations aujourd’hui, chacun est campé sur sa position», a déclaré ce jeudi 5 juillet, Mamadou Mansaré, secrétaire général adjoint de la CNTG et par ailleurs, porte-parole de l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG.

Parlant de l’évolution de leur mot d’ordre de grève, Mamadou Mansaré a affirmé que tous les secteurs sont impactés. «Le secteur minier est aussi rentré dans la danse. Il n’y a que le service minimum dans les mines», a-t-il fait savoir.

Dans la même logique, le syndicaliste Mansaré a ajouté que l’EDG (Electricité de Guinée) et la SEG (Société des Eaux de Guinée) sont aussi en service minimum.

Parlant de la défection de la FESABAG, Mamadou Mansaré a fait comprendre que deux adjoints de cette fédération des banques et micro finances, se sont totalement désolidarisés de leur secrétaire général en la personne d’Abdoulaye Sow. «Ils disent que les propos de celui-ci n’engagent que sa personne», a-t-il dit.

oDe toute façon, M. Mansaré espère qu’une solution sera trouvée d’ici demain vendredi par le Gouvernement.

 « Nous espérons que d’ici vendredi, le gouvernement trouvera une solution qui respecte le protocole d’accord du 19 février 2016, un article portant  sur la problématique du carburant qui stipule que le prix du baril est à 57 dollars et que le prix du litre à la pompe est à huit mille francs », a prévenu le syndicaliste.

«S’il y a une augmentation ou une baisse du prix du baril à l’international, les parties doivent se retrouver pour fixer un nouveau prix. Nous voulons que nous revenions à cet esprit afin que nous puissions commencer les négociations le plus vite que possible. A partir de lundi, ce sera une grève générale illimitée avec durcissement des positions», a-t-il lancé.

Il faut par ailleurs rappeler que pour aller en négociations, l’inter centrale syndicale CNTG-USTG exige que les débats soient focalisés sur la hausse du prix du litre du carburant à la pompe alors que le gouvernement entend ouvrir les négociations sur les mesures d’accompagnement.