Crise sociales: les forces sociales et les syndicats déclinent leurs actions contre la hausse du prix du carburant

août 8, 2018 7:15
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En l’absence des grands ténors de l’inter centrale syndicale CNTG-USTG et des plateformes de la société civile (CNOSC-PCUD), quelques représentants de ces structures et autres organisations de la société civile ont co-animé une conférence de presse ce mercredi après-midi à la maison de la presse. Une occasion, pour ces acteurs sociaux de présenter la convention de partenariat signée entre elles le 27 juillet et les actions conjointes à mener pour la réduction du prix du carburant à 8 000 GNF.

A l’entame, Abdoul Sacko de COJELPAID a souligné la nécessité d’unir l’ensemble des forces sociales et syndicales pour aller au front contre la décision unilatérale du gouvernement à augmenter le prix du carburant à la pompe. Pour cela, il y a une nécessité que syndicats et forces sociales s’associent puisqu’ils « se battent pour la même cause, celui de défendre l’amélioration des conditions de vie de citoyens » pour « le rabais du prix du carburant à 8000 GNFà la pompe ». « Il n’y a pas de raison, mentionne-t-il, qu’ils ne se donnent pas la main ». C’est pourquoi, dira-t-il, « par des concertations, par des échanges, nous avons fédéré nos énergies qui se sont matérialisées par la signature d’un protocole d’accord ».

Cette convention de partenariat lue par Alghassimou Diallo des forces sociales fait état de la décision « de prôner [ensemble] une unité d’actions pour le retour du prix du carburant à 8 000 GNF ».

Par conséquent, explique M. Diallo, « les parties signatures de la convention poursuivront la mobilisation citoyenne en vue d’unir tous les fils et filles de la Guinée pour lutter contre toute forme d’injustice et soutenir  les actions de développement durable dans notre pays »

Par ailleurs, les actions à mener par les parties signataires de la convention de partenariat ont été énumérées par Ahmed Sékou Traoré des forces sociales. Parmi elles, il a cité entre autres une action juridique contre la décision d’interdiction de manifestation du ministre de l’Administration du Territoire ; l’organisation d’une journée sans activités ; l’organisation d’un meeting géant au terrain de Nongo, l’animation des émissions radio et tv, l’organisation d’une marche pacifique, etc.

De son côté, le secrétaire général de la Cosatreg a souligné l’importance et la nécessité de s’unir avec les forces sociales « pour mener la lutte contre cette hausse illicite et illégale du prix du carburant à la pompe.  C’est en cela que les organisations syndicales signataires de la présente convention se sont donné la main pour mener ensemble dans la solidarité agissante la défense du pouvoir d’achat des travailleurs, des travailleuses de Guinée ainsi que les populations laborieuses ».

Selon Yamoussa Touré, les syndicalistes  sont « conscients de la précarité, conscients de la pauvreté qui gangrène les travailleurs, les populations laborieuses ». Ainsi, « face à des tels problèmes aigus, nous ne pouvons pas nous asseoir sans remobiliser toutes nos forces syndicales et sociales pour faire face à cette inégalité. Nous savons que la pauvreté aujourd’hui  a fini par installer son masque hideux dans tous les foyers. Nous ne pouvons pas croiser les bras. Il faut aller à l’assaut pour plus d’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Tous ensembles, au front ! Aujourd’hui, en Guinée, on est en train de nous éblouir par des théories macroéconomiques. Le gouvernement refuse de réduire son train de vie. Nous avons vu que les membres du gouvernement sont réticents à comprendre le cri du peuple et des travailleurs. Nous sommes à l’assaut de la solidarité syndicale puisque le gouvernement ne veut pas entendre raison, nous irons jusqu’au bout », conclut-il.