Crise sociale:Yamoussa de la COSATREG appelle à un sursaut de conscience

juillet 28, 2018 8:19
0

 « Prenons conscience. La lutte syndicale, c’est un idéal. Nous devons, en rangs serrés, main dans la main, relever ce défi : le défi de la pauvreté, aujourd’hui et maintenant. La pauvreté et la famine ont fini par se présenter dans tous les foyers »

Décidément, le Syndicat est plus que jamais déterminé à faire plier le gouvernement sur sa décision ayant augmenté le prix des produits pétroliers à la pompe depuis le 1er juillet dernier.

Par plusieurs fois, les négociations ont foiré. Alors que les syndicalistes ne veulent pas quitter d’un iota leur position. Au cours d’une réunion tenue ce samedi à Conakry, le Secrétaire général de la Confédération syndicale autonome des travailleurs et retraités de Guinée (Cosatreg) a déclaré en avoir marre des discours politiques. Mais avant, Yamoussa Touré s’est penché sur l’état lamentable du pays.

« Imaginez-vous. La Guinée a été colonisée pendant 60 ans. Et nous avons eu l’indépendance grâce à la lutte politico-syndicale, en 1958. Il y a de cela aujourd’hui, jour pour jour, 120 ans. Soit un siècle 20 ans. Où sont les hauts faits ? Disons-nous la vérité, où sont les hauts faits pour le peuple de Guinée ? Où est la croissance pour le peuple de Guinée ? Où se trouve le pouvoir d’achat des travailleurs ? La Guinée, de jour en jour, va à vau-l’eau. Ce que je vais vous dire ici, nous devons tous être engagés et déterminés sur la base de la conviction syndicale de défendre les intérêts majeurs de la classe ouvrière », a lancé Yamoussa Touré.

Pour l’orateur, les causes du retard de la Guinée sont connues de tous. « Prenons conscience. La lutte syndicale, c’est un idéal. Nous devons, en rangs serrés, main dans la main, relever ce défi : le défi de la pauvreté, aujourd’hui et maintenant. La pauvreté et la famine ont fini par se présenter dans tous les foyers. Depuis un siècle 20 ans, la Guinée n’a pas d’eau. Elle n’a pas d’électricité. Les ponts sont en train de s’effondrer. Où sont les hauts faits ? Les discours politiques ne nous intéressent plus. Nous voulons des actes. Conakry est la seule capitale au monde qui n’a pas de transport public urbain », a-t-il déploré.