Crispation politique: quand Bouréma Condé se pose en apôtre de la paix

0
552
Bouréma Condé

Le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, a comme par enchantement, profité de sa sortie devant les médias, au compte de la traditionnelle conférence de presse des membres du gouvernement, intimée par Alpha Condé pour se poser en apôtre de la paix.

Pour sortir de l’impasse, le général Bouréma Condé invite  donc ses compatriotes à mettre en avant l’intérêt général.

« C’est une occasion pour moi de lancer ce message au peuple de Guinée, un peuple qui a ses racines dans la paix, qui a son tronc dans la paix, qui a ses branches dans la paix, qui a également ses fruits dans la paix. Ce peuple, comme nous le voyons, déchiré entre ses fils, nous avons – et ce n’est pas moi seul qui émets ici ce sentiment – mais nous avons une déchirure interne », a exprimé d’emblée le conférencier.

Se montrant préoccupé par ce qu’il a étalé un peu plus haut, l’unique militaire du gouvernement Condé a fait une invite en ces termes:

« Je voudrais en appeler aux uns et autres, aux leaders politiques, aux acteurs de la Société civile, à tous les citoyens guinéens, encore une fois, de nous tourner résolument vers notre avenir et notre devenir communs. Car, c’est de cela qu’il s’agit. Un peuple ne saurait se construire dans la guerre. Un peuple ne saurait se construire dans les incompréhensions qui n’en finissent pas. Un peuple doit marcher vers son bonheur, la main dans la main. Et cela demande à chacune des composantes de la nation des efforts« , a soutenu l’officier supérieur de l’Armée.

Et de conclure: « Il faudrait que chacun s’y mette. Au-delà de nos croyances politiques, au-delà de nos appartenances à des régions, à des religions, il faudrait, je le répète encore, qu’on se tourne tous ensemble vers cet idéal commun. Une nation comme la Guinée, un pays comme la Guinée, doté de toutes les richesses du sol et sous-sol, devrait être véritablement un peuple épanoui, fût-il, pour savourer ses fruits, passer par ce passage obligé qui s’appelle la paix ».