Dabondi 3/ Matato : le point critique  en reconstruction (Mairie)

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A l’occasion de la rencontre entre le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, le gouverneur de la Ville et les maires de Conakry, il a été question de revoir l’ouverture des points critiques en cette période de grandes pluies.

L’objectif est de réduire les cas d’inondation. A cet effet, le maire de la commune de Matoto Mamadouba Tos Camara a révélé que la zone de Dabondi 3 qui a enregistré cinq victimes d’une même famille l’année dernière,  est en reconstruction.

« Nous remercions hautement l’initiative du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire qui consiste à impliquer les mairies, le gouvernorat de la Ville de Conakry et le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation dans l’opération d’ouverture des zones jugées critiques à Conakry en cette période de grandes pluies. A chaque fois que nous procédons au déguerpissement des zones jugées critiques, certains citoyens viennent reconstruire. Je prends l’exemple sur le quartier Dabondi 3 où il y a eu cinq victimes à cause de l’inondation. Aujourd’hui, je suis très surpris de voir la reconstruction dans cette zone démolie. Il y a beaucoup d’endroits dans la commune de Matoto qui sont aujourd’hui sources d’inondation. Nous voulons que le ministre Dr. Ibrahima Kourouma élargisse cette rencontre au ministère de Travaux Publics parce que nous ne savons pas entre lui et ce dernier, qui doit curer les caniveaux», a-t-il expliqué.

Ainsi, séance tenante, le Secrétaire général du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, Mohamed Maama Camara, a apporté des précisions.

« La reconstruction n’a jamais été autorisée par notre département quand il s’agit d’un site non constructible. Je mets quiconque au défi d’exhiber un document délivré par notre ministère. En la matière, les communes doivent être responsables quand il y a une construction anarchique qui se pointe.

Chaque commune a une direction de l’habitat. Ils peuvent arrêter les travaux voire démolir la construction si elle n’est pas dans les normes.

Nous avons un problème d’incivisme dans ce pays. Pour protéger leurs maisons, des gens se permettent de barrer le passage d’eau. D’autres, dès que la pluie tombe, ils viennent déposer des ordures dans les caniveaux. Il faut que les communes prennent leurs responsabilités», a-t-il dit.

Enfin, il faut noter que selon le maire de Matoto, Mamadouba Tos Camara,  la  commune compte 38 points critiques.