Dalein à propos de la levée du blocus de son domicile : « ce n’était pas une revendication »

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Si la séquestration dont il a fait l’objet visait à intimider Cellou Dalein Diallo, ça semble être raté alors. C’est du moins ce que le candidat qui revendique encore sa propre victoire alors que la CENI le donne perdant de la présidentielle du 18 octobre, a laissé entendre, lors d’une conférence de presse qu’il a animée suite à la levée du dispositif sécuritaire qui bloquait son domicile depuis une semaine.

En conférence de presse, cet après-midi Cellou Dalein Diallo vient de le dire, la levée du blocus de l’accès à son domicile n’était pas une revendication. « Aujourd’hui, ils ont levé le siège devant mon domicile. Ce n’était pas une revendication. Ma revendication, c’est la reconnaissance de ma victoire. Et à cet égard, je le dis haut et fort, il n’y a pas de compromis possible », a-t-il martelé.

Poursuivant, le principal opposant au régime Condé jusque-là, ajoute : « je ne veux pas que les gens considèrent que cet allègement, si on peut l’appeler ainsi doit occulter l’objectif que nous avons, celui de défendre jusqu’à la victoire, la victoire qu’on a acquise dans les urnes. Et de refuser par tous les moins le hold-up que monsieur Alpha Condé est en train de préparer. »

Plus loin, sous les applaudissements de ses partisans fortement mobilisés, Dalein décrit l’attitude actuelle du pouvoir comme une tentative d’intimidation qui ne passera pas. Il s’agit, selon lui « d’une volonté d’intimider les adversaires pour qu’on ne revendique pas notre victoire. » Mais, rassure-t-il, « là, croyez-moi, il s’est trompé parce que cette revendication, ce combat pour la reconnaissance de notre victoire sera mené jusqu’au bout. »

Visiblement sûr de sa victoire, en dépit des résultats publiés par la commission électorale nationale indépendante (CENI) en faveur d’Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo est revenu sur sa rencontre avec la mission conjointe CEDEAO UA ONU. Une rencontre qu’il avait conditionnée par le fait qu’elle se tiennent à son bureau, avant de céder et accepter de recevoir la délégation à son domicile.

« Toutes les opportunités sont bonnes pour communiquer les informations mettant en évidence notre victoire… », explique le président de l’Ufdg qui insiste sur la qualité des preuves à sa disposition.