Damaro : « Nous n’avons pas le droit de craindre l’avenir si nous domptons notre devenir »

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La session exceptionnelle de l’Assemblée nationale contestée par l’opposition a été clôturée ce 4 juillet juste deux mois après son ouverture. Au cours de cette session, plusieurs textes de lois et conventions, notamment trois lois organiques, ont été adoptées par les députés.  Le président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, dit que si un tel travail a été abattu en un laps de temps, c’est parce qu’il y a une opposition (opposition parlementaire, ndlr) critique, mais qui propose.

Plus loin, Amadou Damaro Camara est revenu sur le référendum, soutenant que celui-ci est le processus le mieux élaboré pour consulter le peuple : « Les différents acteurs politiques doivent faire entendre leurs voix qui sont distinctes, qui peuvent même être alternatives pour vue que pour l’essentiel, c’est-à-dire l’intégrité, l’indépendance et l’unité nationale, elles se retrouvent à l’unisson. Et quand il s’agit des plus grandes questions et qu’il faille faire surgir de grandes décisions sur lesquelles les acteurs politiques ne s’entendent pas, le plus au nom duquel chacun croit agir doit s’exprimer. Le processus le plus élaboré de consultation du peuple en démocratie est et demeure le référendum qui couronne la panoplie des moyens d’adaptation. »

Plus loin, le président de l’Assemblée nationale contestée, a rendu un hommage au président Alpha Condé et à son gouvernement pour avoir proposé au peuple de Guinée cette nouvelle Constitution. « Je voulais rendre un hommage au président de la République, le Pr Alpha Condé, à son Premier ministre et au gouvernement pour avoir proposé une nouvelle Constitution. Je voulais aussi rendre hommage au peuple de Guinée pour avoir, dans sa majorité, accepté cette nouvelle Constitution en votant le 22 mars 2020 », a-t-il déclaré.

L’étape des législatives et du référendum terminée, Amadou Damaro pense à l’avenir qui, selon lui, peut être meilleur : « Notre pays a besoin désormais de tranquillité et le temps de vieilles rancœurs doit être dépassé. Nous devons tous penser au pays avant de songer à nous-mêmes. Derrière les mots, il y a les faits et derrière les principes, les hommes. Il y a eu des dérives regrettables qui, au-delà des considérations politiques, ont été générées le moi haïssable. Mais nous n’avons pas le droit de craindre l’avenir si nous domptons notre devenir. »