Damaro sur l’élection du maire UDG à Kindia: «l’UFDG ne doit s’en prendre à lui-même»

octobre 16, 2018 1:32
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«Nous avons signé un accord avec l’opposition et cet accord n’exclut pas le vote. Donc les dix sept conseillers du RPG ont voté un des deux  candidats de l’opposition républicaine. Où est le problème ? L’UFDG ne doit s’en prendre qu’à lui-même s’il ne s’est pas entendu avec son allié UDG !… »

C’est ainsi qu’Amadou Damaro, le président  du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle a répondu ce matin à nos confrères de l’émission «Grandes Gueules» de la Radio Espace par rapport à l’installation du maire à Kindia.

A la question de savoir si le RPG a trahi l’UFDG dans le choix du maire à Kindia, le président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle à l’Assemblée Nationale, dit être surpris de cette accusation de la part de l’UFDG. «Je les comprends.  Nous avons tous commis  une grosse erreur en donnant  un caractère national à une élection locale, une élection de proximité.  Et ce n’est pas seulement à Kindia ! C’est à travers tout le pays. Cela a eu un effet de contagion à travers le pays.  Tout le monde est surpris devant cet état de fait. Et comme vous savez, les communes diffèrent l’une de l’autre.  Donc, les réactions dans les communes ne sont pas les mêmes… Par endroits, ce sont des violences, des injures et même des propos graves.   Pour revenir à votre question concernant l’accord avec l’UFDG. Heureusement d’ailleurs que les élections ont eu lieu  à Dubreka  avant Kindia. On nous accuse d’avoir trahi. Mais eux, ils ne se sont pas abstenus à Dubréka !  Leurs conseillers ont voté notre adversaire !  Il a eu plus de voix ! D’où proviennent ces voix ? De l’UFDG ! Nous, à Kindia, nous avons respecté l’accord. La preuve. Nous n’avons présenté aucun candidat.  C’est leur allié l’UDG qui n’a pas été sérieuse à Kindia ! Elle ne devrait pas présenter un candidat. Si c’était le cas, il n’aurait pas eu d’élections à Kindia. Maintenant si l’UFDG ne s’est pas entendue avec son allié, qu’elle s’en prenne à elle-même. Où est notre problème ? »

Lorsque les confrères ont posé la question sur le cas de Boké où le maire élu n’a pas tenu compte de l’accord, Damaro soutient qu’il ne sait pas réellement ce qui s’est passé de ce côté-là. Seulement il insisté que l’accord signé avec l’opposition n’exclut pas le vote.

Quant à ce qui s’est passé à Gueasso où les conseillers du RPG ont fait fi de l’accord en refusant de céder le poste de maire au Bloc-Libéral, Amadou Damaro promet que son parti tirera les leçons qui s’imposent. « C’est vrai. Nous avons désisté pour la candidature de l’opposition à Gueasso. Mais après le choix de Bloc Libéral, tout le monde est surpris. Y compris les conseillers de ce parti… Ensuite nos conseillers nous ont appelés pour nous exprimer leur surprise. Comme quoi, ils ne comprenaient rien par rapport à la décision. Comment se fait-il qu’on leur retire la mairie alors qu’ils ont largement  gagné ? On a  expliqué, calmé les esprits, tout fait. Mais ils nous faits savoir qu’ils ne sont pas prêts à respecter les accords… Le parti va analyser la situation et tirer les leçons qui s’imposent… »

Concernant son silence face à des propos emprunts d’ethnocentrisme, du régionalisme, des propos tenus  à Kindia, Amadou Damaro Camara a répondu aux journalistes que ce n’est pas son rôle. Il n’est qu’un législateur… Sinon il a condamné ces discours de haine et de division. Selon lui, il est inconcevable qu’un pays comme la Guinée qui était hier  à l’avant-garde de l’unité nationale, de cohésion sociale puisse tomber dans les caniveaux.