Dansa Kourouma, président du CNOSC, dit « Halte aux arrestations et détentions extra judiciaires ».

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Jusqu’ici distant des positions du FNDC, le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne Dr Dansa Kourouma est monté au créneau, dans un message adressé à notre rédaction, pour dénoncer les arrestations extrajudiciaires de Sekou Koundouno et de Ibrahima Diallo ».

Lisez.

« Affaire KOUNDOUNO et IBRAHIMA DIALLO

Depuis quelques temps, face à la montée en puissance des propos violents, des menaces et actes de violences dans les revendications politiques, nous constatons des arrestations et détentions de citoyens guinéens en violation de toutes procédures en la matière.

Pour la dernière en date, c’est l’interpellation musclée de deux jeunes membres du FNDC à domicile (KOUNDOUNO et IBRAHIMA DIALLO) en violation des principes de protection du domicile privé (selon des témoins).

Devant cette situation, nous condamnons les conditions d’interpellation et de garde à vue de ces deux citoyens guinéens.

Ensuite, le refus de l’assistance d’un avocat est une autre violation des lois nationales et internationales.

Quelle que soit la gravité des infractions commises,  Ia présomption d’innocence est de règle et ils (KOUNDOUNO et Diallo) ne peuvent être interpellés en violation flagrante de la loi et de toutes les règles de procédures en la matière.

Comme en droit la forme prime sur le fond, ils doivent être purement et simplement libérés pour violation de la procédure.

Par ailleurs, le contexte politique est défavorable à de tels agissements de deux parties.

Car à ces instants précis, chacun doit faire le maximum de lui-même pour faire baisser les tensions et renouer avec le dialogue afin de sortir notre pays de l’incertitude.

Nous demandons aux autorités nationales de respecter et de faire respecter les lois et surtout l’arrêt immédiat de toutes formes d’interférence dans le fonctionnement de la justice.

A la police et à la gendarmerie de se limiter à leur rôle de prévention et de maintien de l’ordre et de la sécurité conformément à leur mission régalienne et constitutionnelle.

L’Etat de droit exige la soumission des autorités et de tous les citoyens à la loi, sans distinctions aucune.

Vive la justice pour que vive l’ETAT !

Vive la paix pour que vive la démocratie! »