Débat d’Orientation du Budget : les vérités de la société civile aux députés et membres du gouvernement

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Lors du débat d’orientation du budget de l’année 2019 à l’Assemblée nationale, le président du Conseil National des Organisations de Société Civile (CNOSC), Dr. Dansa Kourouma a déploré la faible allocation budgétaire aux services sociaux stratégiques et prioritaires. «Largement en deçà des normes dans la sous-région», a-t-il dénoncé.

Après Dr. Dansa Kourouma, la mauvaise qualité et impertinence des dépenses; forte centralisation du budget, qui le rend vulnérable à la corruption et entraîne un sevrage de la majeur partie de la population et des zones périphériques. « Elaboré à Conakry, adopté à Conakry et exécuté à Conakry. Ceux qui contrôlent, sont avec ceux qui gèrent», a-t-il regretté.

Dans la même logique, Dr. Dansa Kourouma a signalé que d’énormes ressources minières contrastent avec un taux de développement humain faible. «La Guinée est 175ème  sur 187 pays. La pauvreté frappe plus de 55% de la population et surtout les femmes, les jeunes et enfants. Les enveloppes allouées aux secteurs sociaux et à la lutte contre la corruption sont non seulement faibles, mais aussi les efforts consentis sont mal orientés, avec des dépenses et des allocations impertinentes», a-t-il dit.

En termes de qualité de prévision des impôts indirects, Dr. Kourouma a affirmé que  75% sont encore médiocres à cause de l’instabilité et la méconnaissance des assiettes, la complexité des régimes spéciaux et la forte propension de la fraude (…).  «La qualité des prévisions, les recettes effectives totales est égale en moyenne 92% des recettes inscrites au budget. Ce taux masque une forte disparité des performances d’exécution des prévisions», a-t-il affirmé.

C’est pourquoi, a-t-il dit, qu’après l’analyse, la société civile note en substance: «une faible allocation budgétaire aux services sociaux stratégiques et prioritaires. Largement en deçà des normes dans la sous-région. Mauvaise Qualité et impertinence des dépenses; forte centralisation du budget, qui le rend vulnérable à la corruption et entraîne un sevrage de la majeur partie de la population et des zones périphériques; « élaboré à Conakry, adopté à Conakry et exécuté à Conakry. ceux qui contrôlent sont avec ceux qui gèrent».

Pour Dr. Dansa Kourouma, «nous avon en face à une injustice budgétaire à cause à la fois de conflit d’intérêt et la faible capacité de contrôle parlementaire. C’est pourquoi, nous réclamons du haut de cette tribune plus de justice, une déconcentration budgétaire, un accroissement des allocations aux secteurs sociaux prioritaires, le renforcement du cadre institutionnel et budgétaire de la lutte contre la corruptio».

Aux titres des axes de plaidoyer, Dr. Dansa Kourouma a indiqué  qu’il n’est pas possible d’assurer une éducation de qualité à tous les enfants du pays avec un tel niveau de financement. «J’appelle votre honorable attention sur la nécessité d’un budget pro pauvre.  Notre responsabilité collective est d’investir dans le capital humain à travers l’accroissement des allocations des secteurs sociaux.  Le budget sensible aux enfants et aux femmes. Le budget déconcentré et la nomenclature en cohérence avec les priorités du PNDES (Programme National du Développement Economique et Social)», a-t-il rappelé.

Devant les députés, Dr. Dansa Kourouma a fait savoir que la flambée des maladies chroniques (sous budgétisées), plus la faiblesse du plateau technique communautaires et le manque de personnel qualifié à la base est une facture salée pour chacun de nous dans l’avenir. «La négligence de la nutrition impact sur l’avenir et sape la relève», a-t-il laissé entendre.

S’exprimant sur l’éducation, Dr. Dansa Kourouma  dira que la dispersion du système éducatif, son sous financement est une bombe à retardement qui rattrapera tous les progrès structurels accomplis car, a-t-il estimé, leur soutenabilité dépend de la qualité du capital humain.