Débat sur la constitution: quand Dr Oussou encense le DG de Nostalgie et interpelle les autres patrons de presse

août 16, 2019 4:40

Le jeudi 15 août, le Directeur Général de la radio Nostalgie Guinée a exprimé son opposition à tout changement de la constitution en Guinée. Il l’a fait savoir sur sa page Facebook en postant ceci : « la constitution est notre bien commun. On peut l’amender mais pas la changer. Surtout quand elle est toute récente et n’a pas subi les effets du temps. Vouloir la changer si vite est une insulte à ceux qui ont passé des jours et des nuits pendant plusieurs mois à y travailler sans relâche et sans repos pour arriver à un consensus entre toutes les parties prenantes » a écrit sur sa page Facebook Souhel Hajjar, le DG de la première radio privée de Guinée.
Une déclaration qui a été comme l’on pouvait s’y attendre très bien appréciée par certains opposants en l’occurrence le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) Dr Oussou Fofana. L’opposant estime que tous les directeurs des différents médias devraient assumer aussi leurs positions.

 » Je sais que les organes de presse sont régis par des règles d’éthique et de déontologie mais ils sont avant tout des citoyens qui ont le devoir de défendre la vérité pour éviter au pays de basculer dans des affrontements. Donc, en tant que Guinéens, les patrons de presse sont concernés par la paix dans ce pays, ils doivent sortir de cet équilibrisme pour dire à la population la vérité. On dit, qui ne dit rien, consent. Ce n’est pas parce qu’on est directeur d’un organe de presse qu’on n’est pas guinéen. Donc ils doivent, à l’image de Souhel Hajjar, avoir le courage d’assumer leur position par rapport à la constitution. Parce que ce dernier bien qu’étant ancien membre du CNT, est aussi DG d’une grande radio « , indique Dr Oussou Fofana.

Vantant les avantages de la constitution actuelle, Dr Oussou a rappelé ceci :  « elle a été rédigée par des cadres compétents et des juristes qui ont tout abandonné et qui ont travaillé ardemment, jours et nuits pour sortir ces textes de loi. Vous savez tout comme moi, la constitution a permis à la Guinée d’avancer en organisant deux fois les élections présidentielles. Elle nous a donné la possibilité de mettre en place la majeure partie des institutions qui n’étaient pas là. Donc vouloir la changer, serait une insulte à toute la population puisque tout le monde était représenté au CNT »