Débats sur la nouvelle constitution : l’ex-ministre Tidiane Traoré bande ses biceps

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« Qu’on le veuille ou pas, il y aura une nouvelle Constitution. »

L’actualité politique reste dominée depuis un certain par la volonté des gouvernants à doter la Guinée d’une nouvelle Constitution.

Les promoteurs de ce projet justifient le bien-fondé de leur démarche par le fait que l’actuelle Constitution a été votée non pas par des députés ni par le peuple, mais des membres qui ont composé l’organe transitoire appelé Conseil national de transition (Cnt).

Parmi les défenseurs de cette cause, l’ancien ministre des Transports aujourd’hui conseiller à la Présidence de la République. Pour Ahmed Tidiane Traoré qui a pris part à l’assemblée générale hebdomadaire du parti présidentiel ce samedi 14 septembre 2019.

« La Constitution que nous avons présentement n’est pas une Constitution, c’est un accord, un consensus. Aucun député ne l’a voté. Le peuple de Guinée ne l’a pas voté non plus. Or, la Constitution, c’est que les députés et le peuple votent. Pour le cas précis, c’est un consensus », martelé le conseiller d’Alpha Condé qui s’exprimait en maninka, un des dialectes du pays.

Rappelant que cela a eu lieu sous la transition militaire au cours de laquelle la Constitution -alors en vigueur- a été suspendue, Ahmed Tidiane Traoré a indiqué que les acteurs politiques et forces vives de la nation se sont donc accordés à Ouagadougou à concevoir un document afin que se tiennent les élections qui se faisaient attendre en ce moment.

Et dans cet accord, dit-il, il était convenu que le CNT soit dirigé par un religieux. Ce qui n’a pas été le cas. « Donc, il faut qu’on ait une Constitution. Qu’on le veuille ou pas, il y aura une nouvelle Constitution. Parce qu’elle existe dans tous les pays du monde », a tranché l’ancien ministre des Transports.