Débats sur une nouvelle constitution : l’étrange surenchère du préfet de Faranah

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 »Ma position est très simple, nous sommes régis par la loi. Pendant les élections législatives, la loi a dit que l’arrêt de la justice est sans appel. Quand la Commission Administrative de Centralisation des Votes (CACV) rend public son résultat, si vous (les opposants, NDLR ) n’êtes pas d’accord, vous faites recours au tribunal. Et quand cette dernière tranche, c’est sans appel. Alors pourquoi ils (opposants) ont fait trois ans de protestation dans la rue ? Certains citoyens ont perdu des biens et d’autres ont perdu la vie. Alors qu’ils remboursent ces trois années ans qu’on a perdus utilement. Ensuite, la maladie à virus Ebola aussi a fait deux ans. Donc, moi je demande cinq ans encore pour Alpha Condé. C’est-à-dire les trois années de perturbation de l’opposition et les deux ans d’Ebola. Après tout, je me prononcerai sur le débat d’un projet d’une nouvelle Constitution »

Contrairement aux autres hauts cadres de l’administration déconcentrée, le préfet de Faranah, Elhadj Ibrahima Kalil Kéita qui ne veut pas prendre partie dans le débat portant sur une nouvelle Constitution en Guinée. Il l’a fait savoir ce samedi 15 juin à l’occasion de l’assemblée générale traditionnelle du RPG Arc-en-ciel, à Gbessia.

D’après le préfet de Faranah et membre du Bureau Politique National du RPG, l’opposition a manifesté durant trois ans et l’épidémie à virus Ebola a sévit pendant deux ans. Donc, Alpha Condé doit, estime-t-il, avoir encore cinq années avant de se prononcer sur le projet d’une nouvelle Constitution.  Lisez !

« Je ne suis ni pour une nouvelle Constitution ni contre une nouvelle Constitution.  Des gens sont allés jusqu’à contredire Dieu parce que nous avons prié que Dieu nous donne un président de la République et la prière a été exhaussée en donnant le pouvoir à Alpha Condé (…). Ceux qui ne voulaient pas qu’Alpha Condé soit pouvoir, ne vont jamais accepter qu’il travaille. Ma position est très simple, nous sommes régis par la loi. Pendant les élections législatives, la loi a dit que l’arrêt de la justice est sans appel. Quand la Commission Administrative de Centralisation des Votes (CACV) rend public son résultat, si vous (les opposants, NDLR ) n’êtes pas d’accord, vous faites recours au tribunal. Et quand cette dernière tranche, c’est sans appel. Alors pourquoi ils (opposants) ont fait trois ans de protestation dans la rue ? Certains citoyens ont perdu des biens et d’autres ont perdu la vie. Alors qu’ils remboursent ces trois années ans qu’on a perdus utilement. Ensuite, la maladie à virus Ebola aussi a fait deux ans. Donc, moi je demande cinq ans encore pour Alpha Condé. C’est-à-dire les trois années de perturbation de l’opposition et les deux ans d’Ebola. Après tout, je me prononcerai sur le débat d’un projet d’une nouvelle Constitution».