Décès de Pape Diouf : le vibrant hommage de Kaba Diawara au monument Pape (exclusif)

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Suite à la perte cruelle d’un monument du football européen et africain, Pape Diouf, Guinéenews a joint au téléphone ce mercredi 1er avril Kaba Diawara, l’entraineur adjoint du Syli national et également Consultant sportif à Canal+, pour recueillir ses sentiments.

S’exprimant sur cette disparition tragique, l’ancien international du Syli national, Kaba Diawara a fait savoir que le défunt Pape Diouf était pour lui plus qu’un frère. « On dit collègue parce que nous travaillons ensemble mais pour moi, ce n’est pas un collègue mais plutôt un grand frère. Il est un exemple parce qu’il était précurseur dans plusieurs domaines. Nous avons travaillé ensemble quand j’étais joueur puis agent. C’est un véritable exemple et il faut qu’on s’en inspire pour la suite de nos carrières respectives », a-t-il affirmé.

A la question de savoir comment il a été informé du décès de celui qu’il appelait affectueusement grand-frère, l’ancien joueur de Syli national dira ceci : « Etant confiné, j’ai appris la nouvelle de son décès à travers les réseaux sociaux et les médias.  Après, j’ai vu un message de Foussény Diawara (Vice-entraineur des Aigles du Mali et également Consultant à Canal+, NDLR ) qui m’a confié que Pape Diouf était très malade. Après nous avons un groupe WhatsApp avec tous les entraineurs de ma promotion dans lequel la nouvelle est tombée vers les 22 heures 30. Après, j’ai regardé toutes les chaines d’informations, la nouvelle était partout ».

Dans la même logique, Kaba Diawara a fait savoir que le monument franco-sénégalais Pape Diouf est un homme qui l’a toujours conseillé. « Dans mes premiers pas sur les plateaux, j’avais un peu de pression, il me donnait des conseils par rapport aux tenues vestimentaires. Pour la vie de tous les jours, il me donnait des conseils. Il me demandait quelle était mon ambition pour mon pays. Honnêtement, il m’a beaucoup conseillé. Il était plus qu’un grand-frère. Etant africain en France, il avait toujours les bonnes paroles et de bons mots pour coller aux questions qu’on cherchait à savoir », a-t-il rappelé.

Et de conclure : « nous sommes tous endeuillés par cette grande perte, aussi bien sportifs que journalistes sportifs. Nous essayons de nous s’inspirer des hommes qui ont fait des grandes choses dont il fait partie. Il a été le premier agent africain en France et le premier président d’un grand club. Il avait des mots justes pour expliquer toutes les situations. Il a laissé un héritage qu’il faudra montrer avec fierté et dignité.»