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    Décryptage du discours de Kassory Fofana, le 1er des “élèves” d’Augustin Matata Ponyo, par Aliou Bah, président du parti MoDel

    Ce mercredi 17 mars 2021, lors de l’ouverture du “Guinée Business Forum”, le “Doftaire Cash$ Sorry Fofana”, spécialiste des gros mots économiques insensés a tenté de convaincre sur les raisons de l’augmentation des prix à la consommation tout en promettant aux Guinéens des mois à venir plus durs comme s’il pouvait en être autrement sous son leadership.

    Alors examinons quelques extraits de son discours pour déceler les incohérences qui s’imposent :

    je cite “Don cash”: “Nous faisons face à une inflation importée. Pourquoi ? La contraction de l’activité économique ou de la demande globale a poussé tous les prix à la hausse, y compris les prix des services. C’est pour cela qu’on observe que le coût de transport des conteneurs a augmenté en Guinée. Résultats : les prix à la consommation vont augmenter.” fin de citation.

    À travers cette affirmation, Kassory tente de faire croire à l’opinion publique que les raisons de nos difficultés sont externes à nos réalités économiques, c’est a dire liées à une conjoncture internationale défavorable. Ce qui n’est pas tout a fait vrai, en dépit du COVID-19, car la faiblesse de notre économie a pour cause fondamentale nos insuffisances structurelles internes. Donc elle SURVIE, comme un organisme malade, grâce aux perfusions des partenaires et la pression fiscale d’un État mal inspiré. Alors quelle que soit la nature de la conjoncture internationale, nous ne pouvons qu’en souffrir.

    Je cite “Don cash”: “Dans une situation économique nationale ou hélas, nous produisons peu, il faut le dire, à ce niveau nous avons moins de résilience que les pays voisins comme la Côte d’Ivoire où la protection nationale en terme agricole est très importante. Nous, à l’inverse, nous importons tout”. Fin de citation.

    Voici au moins un énième aveu d’échec qui mérite une disqualification du gouvernement. Si nous produisons peu et nous importons tout, c’est la faute à qui ? Les mesures de protection en Côte d’Ivoire sont-elles tombées du ciel ou bien elles sont le résultat de la vision des dirigeants, de la qualité de l’organisation de l’État et du travail des populations ? N’est-ce pas vous qui aviez promis qu’on allait dépasser bientôt la Côte d’Ivoire pour égaler le Nigeria ? Une gouvernance opaque, vicieuse et mediocre privilegie toujours l’exportation des matières premières brutes et l’importation des produits de consommation. Cela ne profite qu’aux autres pays et aux dirigeants par le biais de la corruption dans l’attribution des licences et les contrats de sous-traitance. Voici leurs domaines d’expertise en plus des mensonges et promesses fallacieuses.

    Et pire, la mauvaise qualité du climat des affaires, les crises politico-sociales permanentes, la main d’oeuvre locale moins qualifiée et inadaptée, la corruption à grande échelle, la justice inféodée à l’exécutif, les violations des droits de l’homme… sont des situations qui créent une crise de confiance et démotivent les investissements massifs locaux et étrangers. Alors comment avoir suffisamment de la devise pour soutenir la monnaie nationale ? Comment mobiliser l’épargne intérieure, dans un contexte de chômage de masse, pour permettre aux banques de financer les activités économiques à forte valeur ajoutée ? Au lieu de chercher des explications ailleurs, voici la réalité du tableau Guinéen.

    Alors qu’ils revoient leurs arguments et approches d’explication ridicules. Ça ne trompe plus personne et leur duperie d’ANIES, d’ANAFIC et machin ne fait même plus rire.

    Aliou BAH

    #MoDeL

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