Défection de militants à l’UFC: Aboubacar Sylla accuse une main noire d’être derrière

avril 7, 2018 9:30
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Le vendredi 6 avril, l’Union des forces du changement(UFC) a perdu deux de  ses cadres. Il s’agit de son Secrétaire général, Aboubacar Biro Soumah, élu conseiller à la commune de Dixinn sous la bannière de l’UFC lors du scrutin communal du 4 février, ainsi que son Chargé des Affaires politiques.

Si Aboubacar Sylla se montre moins affecté par ces défections, il accuse toutefois une ‘’ main noire’’ d’être derrière. Il a fait ces accusations ce samedi 7 avril à l’occasion de l’Assemblée générale hebdomadaire de son parti à Taouya.

 «On m’a dit  que c’est le Secrétaire général et le Chargé des affaires politiques…  Ce sont des individus isolés et on les a remplacés. Mais, c’est tout à fait normal… Le parti est un train, à chaque gare, il débarque des passagers et d’autres montent. Peut-être, je n’en sais absolument rien, mais  il est évident qu’il y’a une main noire derrière. Parce que nous avons quitté l’opposition républicaine il y’a trois mois et ces personnes qui s’en plaignent maintenant étaient dans cette salle pour applaudir la décision qui a été prise après de longues concertations », a expliqué l’ancien ministre de la Communication, Aboubacar Sylla.

Participation à un nouveau gouvernement en cas de sollicitation

Sur la question, la position du président de l’UFC  reste quelque peu ambigüe même s’il clame à qui veut l’entendre être assez précis là-dessus.

 «J’ai toujours une position claire et précise sur ce sujet. Moi Aboubacar Sylla, j’ai toujours dis que je ne serais jamais débauché pour aller dans un gouvernement. Mais, dans le cadre d’un gouvernement de coalition, d’union nationale, d’ouverture…, si le pays est en crise et que les autorités décident de mettre de côté cette confrontation politique et d’appeler tout le monde pour sortir le pays de ses difficultés, je suis partant. J’aurais tort en tant que citoyen guinéen de refuser de mettre le peu d’expériences que j’ai à la disposition de mon pays », a martelé le leader de l’UFC.

Le positionnement de l’UFC sur l’échiquier parlementaire

Député à l’Assemblée nationale et membre du groupe parlementaire des Libéraux démocrates avant sa démission de l’opposition républicaine, Aboubacar Sylla affirme que son parti est en train de réfléchir pour  situer sa nouvelle position au sein du parlement. Mais d’ici là, M. Sylla promet de poursuivre sa mission sans aucune contrainte.

«Nous sommes en réflexion sur cette question pour déterminer notre positon au sein du parlement. Nous avons quitté l’opposition républicaine et il se trouve que, par coïncidence, les contours de l’opposition républicaine se recoupent avec ceux du groupe parlementaire des libéraux démocrates. Mais encore une fois comme le vote n’est pas impératif à l’Assemblée nationale, chaque député est indépendant et libre… Nous sommes à l’Assemblée pour défendre les intérêts de la population et à chaque fois qu’un sujet est posé, je voterais en âme et conscience pour l’intérêt des citoyens », a-t-il lancé.

La controverse autour de l’élection du nouveau bureau de l’INIDH

Sur la crise qui secoue l’INIDH depuis le renouvellement de son bureau Aboubacar Sylla appelle le président de la République à aider à la résolution des différends sans pour autant y interférer ou violer la loi.