Déficit d’agents de police à Lola : le Commissaire spécial de la sécurité routière tire la sonnette d’alarme

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La ville de Lola, située à environ 1000km de la capitale Conakry, est confrontée à un réel déficit de personnel policier. Le commissariat spécial de la sécurité routière ne compte que 3 fonctionnaires de police. Ce qui handicape et limite fortement le travail du commissariat par rapport aux besoins et attentes des usagers de la localité. C’est du moins l’alerte donnée par le commissaire, Vago Justin Goïpogui de la police routière de Lola au micro de Guinéenews.

Outre cette insuffisance d’agents déployés à Lola, le Commissaire Vago Justin accuse la non-maîtrise du code de la route et l’occupation anarchique des emprises des voies routières par des marchands surtout le jour du marché, comme étant des facteurs qui rendent difficile, l’accomplissement de leur mission.

« Les mototaxis perturbent la circulation routière pour semer le désordre, le manque de panneau de signalisation verticale et horizontale favorise les accidents de la circulation routière. Le manque d’officier de constat qualifié et assermenté n’est pas de nature à faciliter le travail sur le terrain. Dans sa mission quotidienne de prévention, la sécurité routière de Lola avec l’appui de la police communale et la collaboration du bureau régional de transport terrestre de N’Zérékoré, a réussi à faire immatriculer 15 mototaxis sur plus de 700. On a organisé des campagnes de sensibilisation des usagers de la route sur les accidents… J’ai informé le préfet de Lola mais les gens sont hostiles à nous. Lorsqu’un accident se produit, il y a des personnes qui s’opposent à ce que les motos ou les véhicules, en tout cas les engins impliqués ne soient mis en fourrière. En dépit de toutes ces pagailles, nous faisons notre mieux pour les conduire au commissariat. Souvent je suis obligé de travailler au bureau et sur le terrain. Pendant que je suis en déplacement dans le cadre professionnel, la porte de mon bureau resté fermée. Ici, je suis dominé par les cas sociaux… Parfois, je suis contraint de céder même dans des situations où on doit faire prévaloir absolument et fermement la rigueur de la loi. Par exemple quand il y des cas de mort d’homme dans des accidents, c’est la justice qui doit nécessairement intervenir… J’ai transféré à la justice le dossier d’un jeune chauffeur qui a fait un accident mortel. Ces parents ont envoyé 800 mille francs pour que son dossier soit déclassifié. J’ai refusé de céder… A ma grande surprise, ce chauffeur a été libéré sans aucune forme de justice. Pire, il est revenu réclamer après sa voiture qui se trouvait à la fourrière », s’est plaint le Commissaire spécial de la sécurité routière de Lola.