Déficit d’enseignants à Tougué : le besoin s’élève à 350 enseignants

0
524

Le secteur éducatif guinéen reste confronté à un déficit notoire d’enseignants surtout à l’intérieur du pays. La Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Tougué ne déroge pas à cette règle. C’est du moins, ce qui ressort d’un constat de la rédaction locale de Guinéenews à Tougué.

A la faveur d’une mission de l’inspection régionale de l’Education (IRE) de Labé à Tougué, le Directeur préfectoral de l’Education a mis l’occasion à profit pour exprimer le besoin en personnel enseignant. Selon Fodé Mamoudou Traoré, il y’a un gap de 235 enseignants à l’élémentaire et 115 au niveau secondaire.

Face à cette situation, la mission de l’IRE dit avoir pris bonne note avant d’inviter les communautés à s’impliquer dans la gestion de la crise d’enseignants.  « Nous savons qu’il y’a un besoin énorme en enseignants à Tougué, mais imaginez-vous 350 pour seulement Tougué sans compter les cas de Koubia et Lélouma, des autres préfectures de la région de Labé voire pour tout le pays. Donc, nous demandons à la communauté de s’impliquer pour gérer cette crise en prenant contact avec des personnes ressources censées donner des cours même si elles sont à la retraite », a déclaré Elhadj Ousmane, le responsable du Service Administratif et Financier de l’Inspection Régionale de l’éducation (IRE).

Pour comprendre les causes de cette insuffisance d’enseignants, notre rédaction a interrogé Mamadou Yaya Baldé, le chef du bureau de stratégie et de développement (BSD) de la DPE de Tougué explique : « les causes sont, entre autres, l’accroissement de la population scolarisable qui occasionne la construction de nouvelles salles de classe, les départs à la retraite de certains enseignants et l’affectation d’autres par le niveau régional et national qui ne sont pas remplacés pour le moment. A cela s’ajoute le fait que des enseignants mutés à Tougué ne rejoignent pas très souvent leurs postes. »

En attendant que la solution ne soit trouvée par le département de tutelle, le poids de ce déficit d’enseignants constitue une véritable saignée financière pour les communautés qui recrutent et prennent en charge certains enseignants dits « communautaires. »