Dégradation des routes : Le calvaire des citoyens risque d’empirer si…

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Le réseau routier guinéen est très dégradé. Mais cette dégradation se fait plus remarquable en période de grandes pluies. Et c’est le cas actuellement, avec des petits ponts qui s’effondrent un peu partout, notamment à Kampama entre Linsan et Tamagaly, et sur l’axe Kindia-Télimélé entre Gougoudjè et Sinta.

Ce qui fait que les citoyens éprouvent d’énormes difficultés pour leur mobilité. Et malheureusement, ce calvaire va encore perdurer. Car si on voit de près les moyens financiers disponibles (ou rendus disponibles), par rapport aux besoins, on se rend compte qu’il sera difficile de corriger tous les points critiques.

Pendant que les routes se dégradent, les moyens financiers sont réduits.  En 2020, alors les plaintes des citoyens par rapport au mauvais état des routes se multiplient, le budget du ministère des Travaux publics a été raboté de plus que la moitié de l’année précédente. Pour être plus précis, en 2020, le budget des TP était de 762 milliards 955 millions 27 mille GNF contre 1 581 milliards 516 millions 376 mille GNF en 2019, soit un écart de 818 milliards 561 millions 349 mille GNF.

Au départ, ce budget n’était que 362 milliards et quelques. Mais pour permettre au département de payer certaines dettes auprès de certaines entreprises, le gouvernement a décidé d’ajouter les 400 milliards sur le budget initial.

Au niveau de la Direction nationale de l’entretien routier (DNER), c’est aussi pareil. Le Fonds d’entretien routier (FER), qui est son principal bailleur, ne lui fournit même pas la moitié de ses besoins.  En 2018, la DNER avait besoin d’un peu plus de 1022 milliards GNF, mais elle n’a obtenu que 99 milliards GNF. L’année suivante, elle a obtenu 148 milliards contre un besoin de 947 milliards GNF.

Alors qu’en 2020, les besoins exprimés étaient de 1 677 milliards, la DNER n’a bénéficié que d’un budget de 133 milliards GNF.

Si lors de la prochaine élaboration du Budget national, des efforts ne sont pas faits, les Guinéens continueront de vivre le même calvaire qu’ils vivent actuellement.

Cepenfant, il faut aussi déplorer la mauvaise qualité des ouvrages routiers construits à coût de milliards de nos francs par la plupart des entreprises adjudicataires évoluant sur le terrain. C’est comme si c’était des fonds jetés par la fenêtre.