Dégradation du réseau routier : le ministre des TP tire la sonnette d’alarme

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« Pour tous les réseaux routiers, il faut 160 à 180 millions de dollars pour entretenir le réseau routier actuel et notre Fond d’Entretien Routier (FER) n’a que 30 millions de dollars. Si nous n’avons pas de moyens pour entretenir notre réseau routier, au bout de 10 ou 15 ans, on aura un réseau routier très vétuste et difficile à entretenir et qui nous amènera finalement vers la construction ou la reconstruction »

Le réseau routier guinéen se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très poussé. Le manque d’entretien dû à un manque d’investissement sérieux depuis des décennies, en serait la principale cause. C’est pourquoi, présent ce mercredi 9 septembre à la cérémonie de revue de la performance du portefeuille pays de la BAD en Guinée, le ministre des Travaux Publics a, une nouvelle fois, tiré la sonnette d’alarme sur cet état de délabrement très préoccupant des infrastructures routières du pays.

Sur le niveau de dégradation du réseau routier, le ministre Moustapha Naïté a rappelé qu’en 2010, les routes étaient dégradées à plus de 84%. Parce qu’il n’y avait plus, a-t-il précisé, d’investissement réel sur le patrimoine routier.

« La première vision n’a été suffisamment soutenue par faute de moyens. Des nouveaux projets ont démarré alors qu’on aurait dû procéder à la préservation du patrimoine routier existant. Pour tous les réseaux routiers, il faut 160 à 180 millions de dollars pour entretenir le réseau routier actuel et notre Fond d’Entretien Routier (FER) n’a que 30 millions de dollars. Si nous n’avons pas de moyens pour entretenir notre réseau routier, au bout de 10 ou 15 ans, on aura un réseau routier très vétuste et difficile à entretenir et qui nous amènera finalement vers la construction ou la reconstruction », a prévenu le ministre des Travaux Publics.