Départ de BNP Paribas de la Guinée: les raisons, selon Cellou Dalein

mai 30, 2019 7:03

La banque européenne, BNP Paribas, a plié ses bagages en Guinée ainsi que dans deux autres pays ouest africains, en l’occurrence le Mali et le Burkina Faso. C’est ce qu’a affirmé, samedi dernier, Cellou Dalein Diallo. Le chef de file de l’opposition guinéenne justifie ce retrait de  BNP Paribas de la Guinée du fait des risques qu’il y a dans le pays. Si au Burkina et au Mali il y a le terrorisme, alors en Guinée, cette affaire de nouvelle constitution pourrait rendre le pays instable.

« Aujourd’hui, BNP Paribas, c’est la plus grande banque d’Europe. Elle se retire de trois pays où il y a beaucoup de risques. C’est le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. Vous savez bien qu’au Mali il y a la guerre, au Burkina aujourd’hui il y a l’insécurité. Mais on nous associe à ces pays parce qu’il y a trop de risques. Il n’y a pas de perspectives. C’est créer des problèmes là où il n’y en a pas», a affirmé, le week-end dernier, Cellou Dalein Diallo.

Interpellé sur ce sujet mercredi lors de sa conférence de presse, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, trouve les raisons de ce retrait ailleurs : « Je crois qu’il y a une politique de restructuration de la BNP destinée à recentrer l’activité bancaire sur la métropole. Ce n’est pas un cas particulier à la Guinée. Ils ont décidé, et c’est leur politique de laisser progressivement certains (…). »

Il s’interrompt pour dire que c’est à BNP Paribas de répondre à la question : « Il faudrait leur poser la question. Ils seront mieux placés pour répondre ». Puis il soutient que ce retrait n’a rien à voir avoir la Guinée : « Ce n’est pas parce que la Guinée n’est pas fréquentable. Elle l’est. Le système bancaire s’est développé. Aujourd’hui on a plus d’une quinzaine de banques  dans ce pays. »