Départ de Gassama Diaby du gouvernement : « cette démission nous surprend », dixit Ousmane Gaoual

0
519

Le ministre guinéen de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby, a jeté l’éponge cet après-midi. Il quitte ainsi le gouvernement de Kassory Fofana embourbé  dans des accusations de violations des droits de l’homme et des libertés publiques. Pour le chargé de communication par intérim de l’UFDG, « [son parti] salue le courage et la responsabilité dont M. Khalifa Gassama vient de faire preuve en se démarquant du gouvernement. Il rappelle  dans  sa lettre, la responsabilité du gouvernement dans les violences politiques et sociales  qui endeuillent des familles  guinéennes depuis 2010 »

Ousmane Gaoual Diallo affirme que cette décision de M. Gassama « rejoint les dénonciations de l’opposition et les organisations de défense des droits humains. Par ce geste, il reconnaît ainsi  que le gouvernement guinéen viole systématiquement et impunément les droits de l’homme et les principes démocratiques dans notre pays ».

Le député de l’UFDG ajoute : « nous espérons que son action permettra  à d’autres membres du gouvernement conscients de leur mission qui est celle de concourir au développement de notre pays » de quitter « cette gouvernance actuelle qui est décriée par l’ensemble de la population guinéenne ».

« Donc, c‘est un geste qu’il faut saluer et cela nous reconforte, nous militants et responsables de l’opposition. Parce que c’était le sens de notre courage. Nous avons dénoncé pendant de nombreuses années l’impunité, l’injustice qui caractérisent cette gouvernance d’Alpha Condé et maintenant de Kassory Fofana », poursuit-il.

Attendiez-vous à cette démission?

Ousmane Gaoual répond : « nous savions l’homme (Gassama, ndlr) très contrarié entre les valeurs qu’il essaie de défendre  et les réalités de son gouvernement qui s’enfonce dans l’exacerbation des tensions communautaires dans l’exercice d’une violence incontrôlée sur les populations guinéennes. Il était quelqu’un de tourmenté de ce point de vue-là ».

Ensuite, le députe affirme : « nous sommes persuadés qu’il y a d’autres âmes qui sont dans le gouvernement et qui vivent le même calvaire. Il faut que les uns et les autres soient cohérents avec leur propre conscience, au nom de la paix, au nom de notre pays, au nom des populations dont ils sont momentanément en charge. Mais, cette démission nous surprend parce que depuis très longtemps, nous dénonçons cela et nous pensions qu’il s’accommodait de cette situation qui était contraire aux principes que lui-même, il défendait ».

Enfin, martèle le chargé de communication par intérim de l’UFDG, « aujourd’hui, nous pensons que c’est un homme qui est tranquille et qui est en cohérence avec sa conscience. C’est un homme qui va peut-être cesser  d’être hanté par toute cette barbarie que nous sommes en train de vivre dans notre pays ».